Routes barrées : Mesures anti-économiques

Il faut travailler dans le secteur libéral et commercial, où les comptes se font au quotidien en fonction des ventes du jour, pour réellement se rendre compte des conséquences d’une route barrée, surtout celles en ville et en pleine artère principale, en jour ouvrable. Pour ces boutiques et commerces, les caisses sont presque vides à la fin de la journée, car la clientèle se fait absente, la rue n’étant plus passante. « Nous par exemple, toute la matinée, personne n’est entré dans notre boutique » rapporte alors une commerçante à Ampefiloha, samedi dernier, alors que la route principale a été coupée pour la célébration du cinquantenaire du quartier, qui s’est déroulée sur 2 jours. Des dommages réels et directs pour des usagers qui subissent ces mesures totalement anti-économiques. Des routes barrées pour diverses raisons: fêtes, concerts gratuits (même en chemin piétons), déviant la circulation même dans un seul sens, manifestations officielles, événements sportifs… et qui empirent les embouteillages dans une ville où les infrastructures routières ne supportent déjà plus le nombre de véhicules en circulation. Car avec des routes étroites où les deux côtés sont occupés par des véhicules à vendre, si ce n’est pas des voitures qui prennent un parking improvisé, où les piétons préfèrent marcher dans la chaussée au lieu d’investir les trottoirs, eux-mêmes squattés par des vendeurs, chaque petit chemin pouvant alléger la circulation devrait être dégagé. Une route barrée soumise à une déviation a certainement des conséquences désastreuses pour l’économie globale, que ce soit de circonstance ou d’habitude. Les commerçants ne sont pas les seules victimes, c’est tout le monde qui en paie les frais. Car avec les retards causés par les embouteillages, outre le carburant, les heures perdues dans les bouchons valent de l’or pour une population active. Heureusement, en cette veille des festivités nationales, les podiums se font dans des endroits publics fermés, et non plus en pleine rue devant l’Hôtel Carlton. Une décision qui allègera certainement la circulation.

Anjara Rasoanaivo

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