MPPSPF : Document stratégique au secours de la population malgache

Jacaranda
58 % des malgaches vivent dans l’extrême pauvreté.
58 % des malgaches vivent dans l’extrême pauvreté.

La présentation du document stratégique du ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme s’est tenue hier au Carlton Anosy, en présence du ministre de Tutelle, Johasy Eleonore.

Madagascar est classé au 151e rang sur 187 dans le classement IDH, ou indice de développement humain. Cet indice tient compte du niveau de scolarité et du nombre d’années de scolarisation des enfants, du niveau de santé et du pouvoir d’achat. Ce classement reflète les réalités que vivent les Malgaches. Toujours en proie à la pauvreté, la population survit chaque jour : la scolarisation n’est plus une priorité et la santé presque un luxe. D’ailleurs, les statistiques le confirment bien. Selon l’EPM 2010, 76,5 % des Malgaches vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce chiffre s’est aggravé durant la crise que le pays a traversé ces cinq dernières années. 58 % vivent dans l’extrême pauvreté et 47 % des enfants sont en état de sous-nutrition chronique.

Défis. Pour le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme, les défis à relever pour améliorer les conditions de vie de la population sont énormes. Avec un tout petit budget alloué par l’Etat, le ministère lutte encore pour atteindre ses objectifs. Pour l’heure, il dispose de 2,11 % du financement prévu pour la réalisation de ses défis. Mais cela ne le décourage pas, car toutes les activités menées en faveur de la population sont des victoires. D’ailleurs, pour faire face à ces défis, un plan stratégique a été mis en place pour atteindre les objectifs. Avec trois principaux axes : protection sociale, promotion du droit et de l’équité sociale, cohésion et développement social, le ministère entend mettre tous ses atouts pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Et pour mener à bien ses missions, il travaille en collaboration avec trois groupes de partenaires dont les partenaires techniques et financiers, les ONGs et la société civile.

Anjara Rasoanaivo

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