Assainissement : Ordures, marchands ambulants, Tanà suffoque


Anarchie totale à Antananarivo.
Anarchie totale à Antananarivo.

Plusieurs semaines après les fêtes de l’Indépendance, les rues de Tanà restent envahies de marchands informels.

« Les rues de Tanà seront assainies, notamment des marchands ambulants, juste après les fêtes de l’Indépendance ! ». La promesse a été alléchante, et l’on y croyait, pensant que les fêtes étaient une occasion commerciale pour ces marchands de faire un peu de chiffre afin de passer de belles fêtes. Et puis finalement, la promesse a été une fois de plus creuse. La CUA a tant bien que mal essayé de déloger les marchands de leurs places, mais rien à y faire, car la résistance est puissante. En semaine comme durant les week-ends, et bien sûr pour les occasions festives, les rues du centre-ville sont envahies. Pas un seul petit mètre carré pour bouger, les voitures doivent se frayer un chemin pour passer, les piétons ne savent plus où mettre les pieds, l’insalubrité est à son comble. Le tout entraînant des embouteillages monstres dans la ville et favorisant l’insécurité et les vols à la tire.

Marché. Un des projets de la CUA consiste à construire un marché à étage. Le site choisi a été l’esplanade Analakely, où la partie parking sera maintenu, mais le marché dans les niveaux. Le projet est ambitieux, reste la faisabilité. Car un autre projet de marché a déjà été proposé du temps de Ravalomanana, où le site choisi a été Behoririka, pour plusieurs niveaux comprenant des parkings et des marchés. Intéressant mais… la réalité en dit autrement. En tout cas, à Analakely et dans ses environs, aux 67Ha et Isotry en période de marché, à Mahamasina sur la route vers l’hôpital Befelatanana pratiquement tous les jours ou à Andravoahangy, les marchands ont décidé de faire la loi. Et tant qu’il n’y pas de mesures d’accompagnement et de sanctions réelles, pour les marchands et pour tous ceux qui achètent ces articles proposés en pleine rue, tout aussi responsable de cette anarchie que les vendeurs à la sauvette eux-mêmes. Les tananariviens, eux, attendent toujours de voir une ville plus sereine.

Anjara Rasoanaivo

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