Remise de peine : 277 détenus libérés à Antanimora

Jacaranda
Au niveau national, 995 détenus sont à libérer immédiatement, selon les explications.
Au niveau national, 995 détenus sont à libérer immédiatement, selon les explications.

Désormais, grâce à la grâce présidentielle, des détenus vont réapprendre à vivre dans la société.

Selon les informations reçues du nouveau Directeur de l’Administration Pénitencier (DAP), Arsène Ralisaona, 1 226 détenus de la prison d’Antanimora font partie des bénéficiaires de la grâce présidentielle. Et 227 d’entre eux ont été libérés immédiatement. Une décision qui permet effectivement de gagner plus de places, étant donné la surpopulation dans la prison en question. Ce, devant le fait que le nombre de détenus à Antanimora s’élève à plus de 1 300 pour une capacité de 800 prisonniers seulement. Une surpopulation qui s’explique par la hausse considérable des inculpés et également la lenteur de la procédure judiciaire. Nombreux d’entre eux ont ainsi péri dans les centres de détention en attendant leur jugement. Mais ceux de la maison carcérale d’Antanimora ne sont pas les seuls à bénéficier de cette remise de peine. Dans ce sens, 13 prisons sur les 82 prisons dans tout Madagascar ont bénéficié de la grâce présidentielle et 3 553 détenus en sont concernés.

Un peu plus de temps. Les procédures de libération et de remise de peine ne sont pas aussi évidentes pour les 13 prisons concernées. « En ce qui concerne celle de Tsiafahy, les procédures prennent plus de temps, étant donné que la plupart des détenus ont été accusés d’acte criminel. Ils sont au nombre de 200 à attendre leur remise de peine » explique le Directeur. En tout cas, ce dernier de rassurer que tout se fera à temps.

Tants d’épreuves. Un nouveau jour commence pour les anciens détenus certes, mais il leur faut plus de patience pour intégrer à nouveau la société. Une société qui aura effectivement plus de difficultés à leur accorder à nouveau sa confiance. Ce qui est une évidence. Les victimes ont besoin d’une insertion sociale pour un nouveau début. Il révèle pourtant du devoir de la société de les aider et de leur accorder une chance pour se rattraper. Par ailleurs, il leur faut du travail comme tout autre, afin qu’ils puissent subvenir à leurs besoins. Un fait qui ne va sûrement pas de soi parce que les sociétés vont certainement prendre en compte leur casier judiciaire. Une liberté voulue mais la vie à l’extérieur prévoit encore de nombreuses épreuves à affronter.

Arnaud R.

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