Limogeage de Rabesa Zafera : Le SECES pour l’application des textes

Le président du SECES, Harimanana Raniriharinosy, saisit cette occasion de destitution de Rabesa Zafera Antoine pour rappeler la nécessité de disposer d’un nouveau statut des universités.
Le président du SECES, Harimanana Raniriharinosy, saisit cette occasion de destitution de Rabesa Zafera Antoine pour rappeler la nécessité de disposer d’un nouveau statut des universités.

Le SECES a été consulté par le ministère avant que la décision de limogeage du président de l’Université de Mahajanga ne soit prise en conseil des ministres, samedi dernier. Ce syndicat des enseignants chercheurs, par la voix de son président, Harimanana Raniriharinosy, a affirmé être pour l’application des textes. Le décret 2002-565, du 4 juillet 2002, portant organisation et fonctionnement des universités et des établissements d’enseignement supérieur, stipule dans son article 25 que « en cas de faute grave dûment constatée commise par le président, il peut être mis fin à son mandat par décret pris en conseil des ministres. Un comité intérimaire est alors mis en place jusqu’à l’élection d’un nouveau président ». Dans la situation majungaise, le président du SECES d’affirmer que le syndicat a intérêt à ce que la crise prenne fin le plus rapidement possible. « Malheureusement, le président de l’Université de Mahajanga n’a pas été capable de rétablir l’ordre dans ce conflit qui a duré près d’un an et au cours duquel il y a eu un décès et de nombreux débordements. Or, les textes lui accordent un droit de réquisition pour aider au rétablissement de l’ordre à l’Université de Mahajanga ». Vu sous cet angle, la « faute grave » fait ainsi référence à cette incapacité du président Rabesa Zafera Antoine à rétablir l’ordre face à une situation dans laquelle il y a eu mort d’homme et d’importantes dégradations de biens, publics ou non.

Autonomie des universités. Le SECES approuve ainsi l’application des textes en vigueur et salue la démarche du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de consulter le syndicat lors de la prise d’une importante décision concernant l’université. Son président de souligner, toutefois, que ces textes comportent des dispositions qui ne vont pas forcément dans le sens de l’autonomie de l’université. Ce même article 25 qui permet la mise en place d’un comité intérimaire et l’organisation d’élections anticipées, a été cité en exemple car illustre une brèche permettant une ingérence de l’Etat. « C’est justement dans ce genre de situation que le syndicat veut montrer et rappeler l’importance de concevoir un nouveau statut des universités qui garantit l’autonomie des universités à Madagascar. Car dans l’état actuel des choses, les textes permettent au président de la République de destituer un président d’université en conseil des ministres », conclut-il. CQFD.

Hanitra R.

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