BNGRC : Collecte d’informations, source de problèmes

Jacaranda

Madagascar est un vaste pays. Mais les infrastructures routières et les moyens de communication qui devraient faciliter la collecte d’informations pour une bonne gestion des risques et catastrophes ne suffisent guère. « C’est ce qui rend difficile le travail du BNGRC lors des situations d’urgence », reconnaît le Secrétaire Exécutif Adjoint du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes, le Général de brigade, Charles Rambolarson. Pourtant, selon lui, 16 des 22 régions du pays sont encore considérées comme des zones à risques. « Ainsi, il nous arrive fréquemment d’avoir des difficultés pour donner les consignes nécessaires aux populations locales afin de mieux les préparer, avant, ou pour identifier les aides à fournir aux sinistrés, après les catastrophes », poursuit le SGA.

Equipements. L’élaboration du plan de contingence qui consiste à mettre en place des branches du BNGRC dans ces zones à risques a été considérée comme l’une des solutions pour faire face à ce problème d’accessibilité dans les endroits isolés. Mais le problème n’est pas pour autant résolu, par manque d’équipements, surtout en termes de transport et de communication. Et c’est là que le Programme Alimentaire Mondial intervient, en offrant au BNGRC des matériels et équipements nécessaires afin de lui permettre de mieux se relier avec ces branches en temps d’urgence. Dans ce sens, deux véhicules tout terrain, des groupes électrogènes, des tronçonneuses et d’autres accessoires ont été remis jeudi dernier, au siège du BNGRC Antanimora. « En tant que leader dans le secteur logistique en termes d’opérations dans le pays, le PAM nous a offert ces matériels, afin que nous puissions accéder dans les endroits difficiles lors des situations d’urgence. Ce qui va nous permettre de mieux nous préparer à la prochaine saison cyclonique », conclut le SGA du BNGRC.

Arnaud R.

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