Nadine Ramaroson : « Son meurtre est lié à des affaires de bois de rose », selon sa famille

Jacaranda
La famille Ramaroson lors de la conférence de presse hier à l’Orchidée Blanche à Androhibe. (Photo Kelly)
La famille Ramaroson lors de la conférence de presse hier à l’Orchidée Blanche à Androhibe. (Photo Kelly)

La famille Ramaroson, dirigée par André Ramaroson, a tenu une conférence de presse hier à l’Orchidée Blanche Androhibe, pour apporter plus d’éclaircissements et de nouvelles preuves sur sa théorie de complot de meurtre contre sa fille, la défunte ministre de la Population.

C’était un dimanche, le 28 août 2011. Alors qu’elle revenait d’une visite à Sainte-Marie, l’ancienne ministre de la population Nadine Ramaroson a perdu sa vie dans un « accident mortel survenu entre Soanierana Ivongo et Sainte-Marie ». Un accident selon les enquêtes officielles, mais totalement réfuté par sa famille, qui a toujours cru à la théorie d’un complot. Ainsi, depuis 2011 et jusqu’à ce jour, toute sa famille continue à enquêter pour trouver la vérité quant à ce drame. Depuis quelques temps, la famille a apporté de nouvelles preuves démontrant que la mort de Nadine Ramaroson est bel et bien un meurtre. Hier, la famille a organisé une conférence de presse à l’Orchidée Blanche à Androhibe pour apporter cette nouvelle thèse. Une vidéo interview de Nadine Ramaroson, alors diffusé sur la chaîne TV Plus, a apporté une lumière quant à cette affaire. Selon la famille, dont André Ramaroson, le père de la défunte ministre, son meurtre est lié « à des affaires de bois de rose. Puisqu’elle a souligné qu’elle ne voulait pas être impliquée dans ces affaires illégales, et que s’il y a des preuves tangibles, elle n’aurait pas peur de les divulguer, malgré les menaces de mort ».

Nouvelles preuves. Des années plus tard, la quête de la vérité continue. La famille apporte de nouvelles preuves, dont le témoignage d’un pêcheur à Soanierana Ivongo, ou encore de la présence d’hommes grenouilles qui auraient pu participer au délit. « Des témoignages viennent épaissir les preuves, un pêcheur affirme avoir été déstabilisé par des hommes grenouilles. D’autres part, les artistes présents affirment également avoir été secoués et tirés, les vêtements de certains des collaborateurs de la défunte ministre ont même été déchirés » expliquent la famille. Aujourd’hui, le contexte a quelque peu changé. La famille a obtenu une rencontre avec les autorités actuelles, et l’affaire sera désormais jugée au tribunal d’Antananarivo et non plus à Toamasina. La famille attend donc beaucoup de ce nouveau gouvernement, et espère que la vérité sera bientôt révélée au grand jour.

Anjara Rasoanaivo

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