Grève des maîtres FRAM : «Des revendications impossibles à satisfaire », selon le MEN

Face aux manifestations des enseignants FRAM, le ministre de l’Education Nationale, Paul Rabary sort de son silence. «Maintes fois, moi et les membres de mon staff, avons eu des rencontres avec ces maîtres FRAM grévistes. A l’issue desquelles, je leur ai toujours dit qu’à partir de maintenant, mon département et eux, allons travailler ensemble pour la recherche d’une solution durable. Mais jusqu’à maintenant, ils continuent toujours à faire la grosse tête en poursuivant leur grève. Toutefois, je leur ai déjà dit qu’il n’est possible pour mon département de recruter 75 000 enseignants FRAM à la fois ». Selon le ministre, «financièrement, un tel recrutement implique une énorme somme d’argent que l’Etat ne détient pas. Par ailleurs, les 35 000 fonctionnaires du MEN, enseignants ou pas, représentent déjà plus de 70% de tous les fonctionnaires du pays. Alors, si tout d’un coup, l’on s’aventurerait à recruter tous les maîtres FRAM à Madagascar, ce sera la catastrophe assurée pour l’Etat. D’ailleurs, 85% du budget de fonctionnement du MEN sont dépensés pour les salaires des employés. De ce fait, je l’ai dit et je le redis que les choses doivent se faire par étape». Une situation que ces enseignants FRAM ont décidément du mal à accepter.

Transparence. Ainsi, selon le ministre de l’Education Nationale, l’objectif de son département est de procéder à la subvention avec transparence des 49 000 enseignants FRAM identifiables dans tout le pays. En ce qui concerne la présence des forces de l’ordre sur les lieux de grève, le ministre de dire qu’il n’a rien à voir à ce sujet. « S’ils sont dans l’enceinte du MEN, ils sont encore sous ma responsabilité. Mais une fois dehors, dans les endroits publics, ce n’est plus moi qui ai le dernier mot».

Pour en revenir au recrutement, le ministre de conclure : «Même si le Président de la République a eu la bonne volonté de faire de tous les maîtres FRAM à Madagascar des fonctionnaires, cela ne sera jamais possible avec la conjoncture actuelle». Par ailleurs, il n’a pas manqué de remettre en cause le statut du meneur de grève des enseignants FRAM qui, selon lui, n’est même pas un vrai maitre FRAM, « alors qu’il se prend pour l’un des leurs ». Ainsi, le ministre a fait savoir que si à la prochaine rentrée scolaire, les grévistes ne voudront pas reprendre leur travail, il entend prendre les mesures nécessaires pour que les élèves n’en deviennent pas les premières victimes.

Arnaud R.

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