Changement climatique : Ses impacts négatifs se font ressentir

Les impacts négatifs du changement climatique se font ressentir à Madagascar bien que la plupart des Malgaches n’en soit pas encore réellement conscientes. « Les premiers signes en sont les catastrophes naturelles, en particulier les cyclones et les sécheresses qui deviennent de plus en plus intenses et fréquents. Et à tout ceci s’ajoute la hausse du niveau de la mer qui provoque les érosions côtières comme ce qu’on peut voir actuellement à Morondava, à Tamatave et à Mahajanga », soutient Christine Edmée Ralalaharisoa, Directeur Général de l’Environnement au sein du Ministère de l’Environnement et de l’Écologie et des Forêts. Avec la montée soudaine de la température à cause du réchauffement de la Terre, les ressources en eau dans le pays ont tendance à s’épuiser.Là, il y-a vraiment à craindre car rien qu’avec les derniers cyclones, les dégâts ont été déjà considérables. Ce sont les émissions excessives de gaz à effet de serre provoquant le réchauffement de la Terre qui sont à l’origine de ce changement climatique, dont les impacts dans d’autres pays sont déjà plus graves que ceux qu’on peut voir dans la Grande Ile.

Alaotra Mangoro. Et à Madagascar, outre ce problème d’aggravation des catastrophes naturelles, le domaine de l’agriculture n’est pas non plus épargné, plus précisément, la riziculture. En effet, à cause de l’épuisement des ressources en eau, le calendrier cultural est également perturbé. « Par ailleurs, certaines semences ne résistent pas au changement climatique. Du coup, les rendements diminuent », rajoute Christine Edmée R. Et justement, le Ministère de tutelle, avec l’appui d’autres départements, organise un atelier de deux jours à l’hôtel Colbert sur la mise en place du modèle de riziculture idéal pouvant résister au changement climatique. Cet atelier vise l’Alaotra Mangoro, l’un des greniers à riz du pays. Il consiste à étudier pendant cinq ans la qualité de l’eau, les semences, et les techniques idéales pour faire face au changement climatique. Ainsi, si ce projet donne des résultats positifs, il va être appliqué dans d’autres régions.

Arnaud R.

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