Projet Sécurité humaine : Des résultats palpables… trois ans après

L’un des lavoirs publics mobiles créé par la société de Karl Fabrice Andrianalison, au centre multifonctionnel d’Andranomanalina.
L’un des lavoirs publics mobiles créé par la société de Karl Fabrice Andrianalison, au centre multifonctionnel d’Andranomanalina.

Pendant trois années, diverses réalisations ont été effectuées dans les zones d’intervention du projet sécurité humaine, mis en œuvre par l’Unicef. 

Le projet «Sécurité Humaine» pour la prévention des violences et la réduction des vulnérabilités des habitants les plus vulnérables d’Antananarivo, créé en 2011, a pris fin hier. Sa clôture a été marquée par des descentes sur terrain des bailleurs de fonds ainsi que les partenaires, dans quelques-uns des sites d’intervention, notamment,  dans les quartiers d’Isotry, au centre multifonctionnel d’Andranomanalina, au Commissariat de police des 67ha, ainsi qu’au « fokontany » de Bemasoandro Itaosy. Pour rappel, 25 fokontany vulnérables de la capitale et ceux des environs y ont été concernés. Et le nombre des bénéficiaires a atteint 250 000 personnes, selon René Rasolofoarimanana, Coordonnateur National dudit projet. Pendant toute cette période, de nombreuses infrastructures ainsi que de nouvelles structures ont pu être mises en place et sont actuellement opérationnelles dans la plupart de ces zones d’intervention. A titre d’exemples, la dotation de matériels informatiques pour le commissariat de police des 67 ha, lui a permis d’effectuer un bilan sur la violence basée sur le genre (VBG), ce, pour une meilleure prise en charge des victimes. Par ailleurs, au « Fokontany » de Bemasoandro, les victimes de la VBG sont également identifiées et suivies de près. Et le Centre Ilaiko de Manarintsoa Isotry, accueille des ménages en situation vulnérable pour leur offrir des formations en compétences de la vie et des formations en développement des activités génératrices de revenus. Et justement à propos de cette création d’emploi, Karl Fabrice Andrianalison, un jeune entrepreneur talentueux, a su en profiter. Avec l’aide d’un bailleur de fonds étranger, il a pu mettre en place une société de fabrication de mobiliers urbains «mobiles» qu’il a créé lui-même, dans le centre multifonctionnel d’Andranomanalina. Le concept consiste à donner du travail, une assurance sociale et une simplicité de travail aux lavandières. «Avec ces matériels, elles n’ont plus besoin de se déplacer très loin pour chercher de l’eau. Elles n’ont qu’à trouver des bornes-fontaines et tout sera résolu», explique-t-il.

Forum final. Ce ne sont là que quelques exemples face aux nombreuses réalisations effectuées dans le cadre de ce projet. C’est pour dire que quatre des sept dimensions de la sécurité humaine ont été valorisées, à savoir : la sécurité environnementale, la sécurité sanitaire, la sécurité personnelle, et la sécurité économique. Ayant été mis en œuvre par l’Unicef et financé par l’United Nations Trust Fund Human Security (UNTFHS), ce sera la CUA qui va se charger de la pérennisation du projet. Ce jour, un forum final aura lieu au Salon d’apparat de l’Hôtel de ville. Une occasion pour les bailleurs, les partenaires, ainsi qu’à tous ceux qui y ont participé, à présenter les leçons apprises, de capitaliser les acquis, et de débattre sur sa pérennisation.

Arnaud R.

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