Ankasina 67 ha : Une femme succombe à la peste, l’Emmo-sécurité intervient !



Jacaranda
L’insalubrité et la peste, deux choses qui ne se séparent jamais. C’est pourquoi la question d’hygiène est toujours importante.
L’insalubrité et la peste, deux choses qui ne se séparent jamais. C’est pourquoi la question d’hygiène est toujours importante.

Tout le monde veut avoir la confirmation si c’est vraiment la peste. Et il semble que c’est confirmé…

La peste n’est plus aux portes de la capitale, mais dans la capitale. C’est la panique totale à Ankasina 67ha. Une femme âgée de 22 ans aurait succombé à la suite d’une peste bubonique, au centre hospitalier universitaire de Befelatanana. La morte est survenue vers le début de la semaine. «Je n’ai pas encore reçu le rapport écrit de la situation. Mais tout ce que je sais, c’est que dès que nous avons été avisés de la situation, nous avons immédiatement procédé à la désinfection de cet établissement hospitalier et avons pris toutes les mesures nécessaires pour éviter la propagation de la maladie », a précisé Ndranto Rakotonanahary, Directeur de la population et de la santé publique auprès du Bureau Municipal d’Hygiène (BMH). Avant de dire: «Oui, le centre hospitalier anti-pesteux d’Ambohimiandra et l’Institut Pasteur de Madagascar l’ont déjà confirmé. Le corps devrait être inhumé ce jour au cimetière d’Anjanahary selon la procédure lors des cas de peste».

Une faille. Mais c’est là que se pose le vrai problème. En effet, après avoir été déclarée morte, la défunte a pu être récupérée par les membres de la famille. Cependant, une enquête sur la cause du décès était encore en cours pour savoir si elle a été emportée par la peste ou pas. Ainsi, malgré les règlements internes strictes de cet hôpital, les responsables ont quand même fait la grossière erreur d’autoriser la sortie de la dépouille, vu les risques énormes de propagation de la maladie. C’est grave! «Il a du y avoir une faille chez cet établissement hospitalier», renchérit Ndranto R. Mais c’est une faille qui peut coûter chère à la santé publique.

Jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse, les membres de la famille de la défunte ont refusé de donner la dépouille mortelle entre les mains des autorités venues nombreuses à Ankasina pour l’enterrement indirect à Anjanahary. Selon les dires de nos informateurs, mêmes les éléments de la police n’ont rien pu faire pour les convaincre. C’est alors que les éléments de l’Emmo-sécurité ont intervenu. Mais en vain. Toute la scène s’est produite sous les yeux des entourages déjà frustrés.

Rappel à l’ordre. Selon les informations reçues, le Ministère de tutelle aurait adressé un rappel à l’ordre à l’endroit de tous les personnels de la santé à l’issue de ce grand bouleversement. «Dieu merci car c’est une peste bubonique, les risques de contamination de l’entourage sont un peu plus réduits qu’avec la peste pulmonaire. De plus, nous avons déjà désinfecté tous les endroits par où pouvait passer le corps à sa sortie de l’hôpital», rassure le directeur de la DPSP. En tout cas, une grossière erreur a été commise. Cela devrait être une leçon pour tout le monde.

Arnaud R.

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