Droits de l’enfant à Madagascar : Des manquements à combler

Jacaranda

CDEMadagascar reste à la traîne en matière de droits de l’enfant, en dépit de la ratification par le pays, de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE).

Les indicateurs ne sont pas encore au vert. La dernière analyse de la situation de la mère et de l’enfant (SITAN 2013) lancé, hier, par l’UNICEF à l’occasion de la commémoration du 25e anniversaire de la convention sur le droit de l’enfant (CDE), le confirme : quatrième rang mondial pour le retard de croissance des enfants de moins de 5 ans ; 44.000 enfants par an décédés en majorité à cause de maladies évitables ; plus de 1,5 million des enfants de 6 à 12 ans n’ont pas accès à l’école primaire ; 14% des filles de 15 à 19 ans victimes de violences sexuelles ; exclusion scolaire pour 89% des enfants en situation de handicap (seulement 11% sont scolarisés) ; 20% des enfants ruraux, privés de leur droit à l’identité (2012) car ne sont pas déclarés à la naissance et 13% des enfants privés d’environnement familial car ne vivent avec aucun de leurs parents biologiques.

Equilibre. Il s’agit donc d’une situation qui renvoie aux réalités malgaches et l’ampleur des défis qui restent à relever en matière de droit de l’enfant. En dépit de la ratification par Madagascar, de la CDE, des failles sont encore observées, malgré quelques avancées, comme dans le domaine de l’enregistrement à la naissance qui a progressé. L’UNICEF qui s’active à Madagascar depuis 30 ans en faveur des enfants, priorise désormais plusieurs secteurs dans lesquels le pays est particulièrement en difficulté, notamment la malnutrition chronique et l’accès à l’eau et à l’assainissement. L’éducation est également un domaine où il faudrait consacrer des efforts. Elke Wisch, représentante de l’UNICEF à Madagascar note qu’il s’agit d’essayer de trouver un équilibre dans les diverses interventions.

Hanitra R.

Telma Fibre Vibe

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