Médias : La question de liberté remise sur le tapis

Jacaranda

Renforcer la liberté des médias. C’est l’un des grands points discutés pendant le deuxième et dernier jour de l’atelier sur les états généraux des Médias et de la Communication à l’Espace Vahina Ankadindramamy. Permettre à toute chaîne audiovisuelle d’avoir une couverture nationale. En d’autres termes, c’est comme demander à l’Etat d’autoriser à toute chaîne privée d’avoir le même statut que celui de la chaîne nationale, une des grandes recommandations issues des travaux de commissions. Par ailleurs, la limite de la liberté des médias a été également discutée. A titre d’exemple, les médias ne peuvent en aucun cas mettre au grand jour la vie privée d’un personnage public si la publication de celle-ci n’apporte aucun intérêt à la vie de la Nation. Et vice-versa. «Cependant, tout sujet capté dans les téléobjectifs pourrait être publié», recommandent quelques participants.

Partage de responsabilité. En ce qui concerne la dépénalisation des journalistes, il a été évoqué que les délits majeurs comme la xénophobie, le tribalisme, le racisme, l’atteinte à l’intégrité du territoire,… sont passibles d’emprisonnement direct. Par contre, bien que les délits comme la diffamation, l’injure,… puissent également provoquer un emprisonnement, elles pourraient quand même faire l’objet de dépénalisation, en fonction de la gravité de la situation. «Les participants ont parlé d’autres types de négociations ou d’arrangements, comme les droits de réponse. Mais dans tout cela, quand les fautes existent, la recherche de responsables, le partage de responsabilité ont été discutés pour ne pas tout bêtement tout mettre sur le dos du directeur de la publication», a expliqué Guy Laurent Ramanakamonjy, Directeur Général du ministère de la Communication, de l’Information et des Relations avec les Institutions.  En tout cas, ce qu’il faut comprendre, c’est que les journalistes, bien qu’ils soient dans l’exercice de leur fonction, risquent quand même l’emprisonnement, selon les circonstances. Et toujours à titre de recommandation, la création d’un organe indépendant de régulation de la communication médiatisée a été également évoquée, sans oublier les avantages des maisons de presse et les journalistes eux-mêmes.

Absentéisme. Pour ce dernier jour, les travaux de commissions ont été subdivisés en fonction des types de médias pouvant exister, notamment: la télévision, la radio, la presse écrite, et les industries de la communication et des TIC. Un comité de rédaction va se charger d’intégrer toutes ces recommandations dans l’avant-projet du code de la communication. Puis, avant d’être portée devant le Conseil des Ministres et le Conseil du Gouvernement, cette résolution va être encore revérifiée par tous ceux qui ont participé à sa mise à jour avant de passer à la Chambre basse, pour son adoption. Malgré le phénomène d’absentéisme assez frappant, ce dernier jour a été quand même marqué par le bref passage du Premier Ministre, Kolo Roger, pour des séances de félicitations et de remerciements.

Arnaud R.

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