Circulation : Les tireurs de pousse-pousse se plient aux règlements

Les tireurs de charrettes se montrent plus coopératifs.
Les tireurs de charrettes se montrent plus coopératifs.

Respecter le code de la route et ne plus faire de surcharge. Les tireurs de charrettes et de pousse-pousse veulent coopérer.

Un terrain d’entente a été finalement trouvé entre les tireurs de pousse-pousse – tireurs de charrettes de la capitale et les représentants de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), à l’issue d’une rencontre entre les deux parties, samedi dernier, à l’Ecar St Jérôme Anosibe. Ce, suite à la manifestation sanglante de la semaine dernière après l’application de l’arrêté municipal visant à les interdire de travailler de 6h du matin à 21h du soir, et de circuler librement dans le centre ville. Ainsi, il a été décidé que pendant les heures de pointe, aucun pousse-pousse ni charrette ne pourra circuler ni sur les voies rapides, ni sur les routes très convoitées par les véhicules motorisés, entre 6h à 8h 30mn et 12h à 14h pour être exact. Ils devront ainsi effectuer des déviations. A titre d’exemple, s’ils se trouvent à Anosibe et veulent aller à Isotry, pendant ces heures, ils ne peuvent pas passer par Anosy mais devront trouver leur chemin sur la route Ramiandrisoa (vers pattes d’éléphant) pour n’en ressortir qu’à Ampefiloha. Par ailleurs, ils retiennent désormais – du moins, ceux qui ont été présents à cette assemblée générale – qu’ils ne peuvent en aucun cas circuler en contre sens. Et la question de surcharge a été également discutée. A ce sujet, les charrettes auront comme charge maximum 1,5T. Pour les pousse-pousse, ils ne pourront pas dépasser les 700kg. Mais la question est: comment le vérifier et qui va se charger de le faire?

Badges. Rolland Tsimbazafy, président de l’association des propriétaires des pousse-pousse et charrettes de Tana de dire que les trois tireurs de pousse-pousse qui ont fait l’objet d’une arrestation pendant la manifestation de la semaine dernière ne sont pas encore libérés. Cependant, il s’est montré optimiste quant à leur libération. «Il faut qu’ils travaillent. Mais pour cela, il faut qu’ils se plient aux règlements, et respectent le code de la route. C’est justement pour cela que nous avons effectué cette réunion», poursuit-il. Cependant, certains d’entre eux n’ont pas manqué de dire qu’ils sont trop négligés par certains conducteurs. «C’est toujours à nous qu’on rejette les fautes lors des incidents. Or, pas comme les véhicules, nous ne pouvons pas nous arrêter immédiatement lors des obstacles», regrette leur porte-parole. Jusqu’ici, 2 000 tireurs de pousse-pousse et de charrettes seulement ont été recensés, «à partir de maintenant, ils devront tous porter des badges». Mais d’autres sources ont évoqué qu’au total, ils sont plus de 15 000 à travailler et circuler à Tana, donc sans badge. Malgré tout, la plupart des Tananariviens croient toujours que les pousse-pousse et les charrettes sont incontrôlables sur la route.

Arnaud R.

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