Association Nationale des Sages-femmes : Adeline Ramanantsihoarana passe le flambeau

Voahangy Ramahavonjy, (à g.) succède à Adeline Romaine Ramanantsihoarana.
Voahangy Ramahavonjy, (à g.) succède à Adeline Romaine Ramanantsihoarana.

Autour de 3 000 sages-femmes sont actuellement en activité à Madagascar, dont 800 sont membres de l’Association nationale des sages-femmes de Madagascar.

En 1995, année de sa création, c’était une Fédération des sages-femmes qui a vu le jour le 5 octobre, à Ambodiatafana Toamasina. Adeline Romaine Ramanantsihoarana en était alors la présidente, élue par les 69 sages-femmes présentes ce jour-là. Dix-neuf ans après, alors que la fédération est devenue entre-temps, l’Association Nationale des Sages-femmes de Madagascar, elle passe le flambeau à Voahangilalao Ramahavonjy. Cette dernière est, depuis son élection le 8 août 2014 à Amborovy Mahajanga, la nouvelle présidente. Elle l’est de manière officielle, depuis hier, jour de la passation de fanion. Une cérémonie s’était tenue au Carlton pour l’occasion.

CSB « Mitsimbina ». L’association nationale des sages-femmes de Madagascar regroupe aujourd’hui 800 membres répartis dans 16 régions du pays et qui se retrouvent trois fois par an pour des rencontres nationales. L’association s’active particulièrement dans le renforcement des compétences de ses membres par le biais de diverses formations, et la participation à des rencontres internationales. Parmi les plus grandes réalisations de l’association nationale des sages-femmes et des associations régionales, figure sans doute la construction de 5 centres de santé de base (CSB) de niveaux I et II, baptisés « Mitsimbina », toujours dans un objectif de faciliter l’accès aux services de santé maternelle, néonatale et infantile, et de réduire ainsi la mortalité maternelle et infantile. Ce, par une prise en charge adéquate par des personnels qualifiés que sont les sages-femmes.

Rôle essentiel. « Nous nous efforçons toujours de faire la différence. Lors de nos rencontres annuelles, nous abordons la question de l’accueil et du traitement des femmes qui viennent nous voir. Notre objectif est le changement de comportement, entre nous, mais surtout face aux parturientes déjà fortement éprouvées par le travail et qui vont affronter l’épreuve de l’accouchement. Nous nous devons de bien les accueillir et de bien faire notre travail », confie Adeline Ramanantsihoarana. Désormais, la présidente entrante et ses collaboratrices prennent le flambeau. « Les sages-femmes ont un rôle essentiel à jouer dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile à Madagascar. Elles se doivent d’être à la hauteur », confie, pour sa part, Voahangy Ramahavonjy. Parmi les activités à venir et les défis en cours ou qui restent à relever, figurent la mise en place d’un 6e CSB à Antsiranana, et le développement du système de mentorat (en collaboration avec l’UNFPA) dans un objectif de transmission de savoirs et de compétences.

Hanitra R.

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