CIPD : L’éducation et la santé, principaux défis pour Madagascar

Jacaranda
Masoandro Rakotoarimanana  a représenté Madagascar à la 47e session de la CIPD.
Masoandro Rakotoarimanana a représenté Madagascar à la 47e session de la CIPD.

A 20 ans de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement, le bilan sur Madagascar est mitigé. Des efforts ont été observés, mais beaucoup d’objectifs n’ont pas été atteints. L’éducation et la santé restent les principaux défis pour les années à venir.

« Madagascar est passé presque inaperçu, lors de la 4e session de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement, qui s’est tenue à New-York en avril dernier. J’ai eu l’occasion d’y participer et cela m’a beaucoup appris sur la place de l’Afrique dans le concert du monde », rapporte Masoandro Rakotoarimanana, une des représentants de Madagascar lors de cette conférence. Cette session constituait un moment particulièrement décisif pour réaffirmer l’importance des droits en matière de sexualité et de procréation, par la défense des avancées précédemment obtenues et la définition de nouvelles priorités d’action.

Bilan mitigé. « Les pays africains n’ont pas de prise de décision, et c’est normal car leur investissement est moindre. Mais ces 20 ans ont été vécus de manière différente dans les pays. Il y a ceux qui ont atteint leurs objectifs, ceux qui ont connu des progrès galopants, et ceux qui n’ont pas atteint les indicateurs », continue-t-elle. A Madagascar, le bilan est mitigé. Il y a les bons résultats, notamment en matière de santé de la mère et de l’enfant, de VIH Sida ou encore de la migration et de la mobilité. Il y a aussi les domaines qui auraient pu être atteints, tels que l’éducation, sauf que la crise politique a eu des impacts négatifs sur les réalités sociales à Madagascar. « Mais les sujets les plus débattus ont été la question de l’orientation sexuelle, ainsi que le droit à l’avortement. Des sujets qui ne concernent pas Madagascar » du moins en termes de cause publique. « Parce que culturellement et à cause du manque d’infrastructure, c’est encore difficile de parler de ces deux sujets », affirme Masoandro Rakotoarimanana.

Masoandro Rakotoarimanana dirige le conseil communal de la jeunesse, rattaché au ministère de la Jeunesse et des Sports. Il s’agit d’une plate-forme mise en place depuis 2006 qui réunit les associations de jeunes de Tanà, qui recense et informe ces associations. Elle est également membre de l’association AJPA (Association des Jeunes Patriotes Actifs) œuvrant pour la promotion des Droits de l’Homme.

Anjara Rasoanaivo

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