Fête de fin d’année : Des jours comme les autres pour les sans-abri

Pour les sans-abri, les fêtes ressemblent aux autres jours de l’année.
Pour les sans-abri, les fêtes ressemblent aux autres jours de l’année.

Les familles ont vécu Noël, en mettant tous les ingrédients pour passer de joyeuses fêtes. La semaine prochaine, le réveillon et le Nouvel An se préparent dans la même atmosphère, ou presque. Pour les sans-abri, ces moments de fête sont comme tous les autres jours de l’année.

Ils vivent dans la rue, sous des abris de fortune faits de cellophanes et autres objets de récupération. Leur métier, la mendicité et le vol pour certains d’entre eux, sans distinction d’âge, car même des enfants sont concernés. Bref, leur quotidien, fête ou non, ressemble à tout autre jour de l’année. « Quand vient la période de fin d’année, on espère voir venir les associations et les organismes de bienfaisance, pour distribuer quelque chose pour nous. C’est seulement quand ils viennent que nous mangeons bien, et recevons des jouets à Noël. On vient aussi près des portails des églises quand les gens sortent de la messe de Noël. Ils sont plus généreux que d’habitude », raconte une fillette, sans-abri, en avouant que c’est sa mère qui l’envoie mendier aux portes des églises à la messe de minuit et le jour de Noël.

Lucide. Cet enfant, les clients de la boutique d’une station-service d’un quartier résidentiel croisent certains soirs. Il mendie auprès des « vazaha » et des occupants des belles voitures garées sur le parking. « Le reste de l’année, on survit, et parfois, on fait de mauvaises choses parce qu’on ne sait rien faire d’autre et qu’on ne trouve rien d’autre que les poubelles pour pouvoir manger. Personne ne veut nous faire travailler. Les gens ont peur qu’on leur vole quelques choses ou qu’on revienne cambrioler leur maison », explique-t-il, très lucide pour un enfant de 12 ans qui paraît bien plus petit.

La trêve des fêtes permet, certes, aux uns et aux autres de mettre de côté les tracas du quotidien pour passer les fêtes dans la joie. Pour les sans-abri, rien n’a changé, quand ils ne figurent pas parmi ceux qui ont reçu quelque chose des associations de bienfaisance et autres clubs de service qui ont l’habitude de distribuer des vivres, des bonbons et des jouets aux enfants à Noël. Pour le Nouvel An, ce sera à peu près la même chose, c’est-à-dire… rien.

Hanitra R.

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