Veille de Nouvel An : Consommation en baisse

Les friandises ont été moins prisées que les autres années.
Les friandises ont été moins prisées que les autres années.

Après une fête de Noël au bilan mitigé pour les marchands, le Nouvel An pourrait bien être moins prometteur pour eux. La récente hausse du prix des carburants n’arrange pas la situation.

Les ménages ont mis le paquet pour la fête de Noël. Les achats ont été plus conséquents par rapport à ceux prévus pour le Nouvel An. En effet, les commerçants et marchands en tous genres dans les marchés ressentent une baisse des recettes à deux jours du nouvel An, par rapport à la frénésie des jours précédant Noël. Cette fois, les ménages consomment moins, tant en termes d’alimentation que d’articles d’habillements et autres. « C’est très décevant. Nous comptions sur les fêtes de fin d’année pour espérer fouetter un peu nos ventes, mais malgré les recettes en hausse à Noël, ce n’est pas à la hauteur de nos espérances », confie un marchand de chaussures.

Volailles. Les marchands de boissons et de produits d’alimentation sont peut-être les rares qui pourraient tirer leur épingle du jeu. Tout dépend cependant des produits proposés. Si les marchands de fruits et légumes des marchés à ciel ouvert arrivent à écouler une bonne partie de leurs marchandises en fin de journée, les marchands de volailles ne peuvent pas en dire autant. « Les gens achètent moins par rapport à Noël et même à Noël nos ventes ne sont pas du tout satisfaisantes », se plaint Vola, marchande de volailles à Andravoahangy. Il faut le reconnaître, les prix ne sont pas à la portée de toutes les bourses, avec une dinde proposée à 110 000 ariary qui se négocie autour de 90 000 ariary, et des poulardes qui atteignent facilement le cap des 20 000 ariary et 14 000 ariary si le volatile est de taille moyenne. « On comptera peut-être sur les grosses entreprises et les associations qui organisent des fêtes de présentation de vœux en janvier pour espérer vendre le reste de nos dindes », ajoute la marchande. Un de ses clients voulant acheter une dinde a fini par se renoncer. « On n’est pas obligé d’avoir toujours de la dinde au repas de fête, l’essentiel est que toute la famille soit réunie et passe les fêtes dans la joie. Et puis, au lieu d’acheter une dinde à 100 000 ariary, je pourrais très bien avoir beaucoup plus de choses pour faire plaisir aux enfants ! », ajoute-t-il. Sans commentaires.

Hanitra R.

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