Intempéries : Déjà des milliers de sinistrés à Analamanga

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Les eaux ont inondé les maisons dans les bas quartiers depuis plusieurs jours.

Après une dizaine de jours de mauvais temps, les premiers sinistrés de la capitale ont quitté, au milieu de la nuit pour certains, leurs habitations complètement inondées de plusieurs dizaines de centimètres d’eau. Ankaditoho, Marohoho, Anosizato, Anosipatrana, et ailleurs, les plusieurs jours de pluies abondantes à Antananarivo et les environs ont déjà fait des sinistrés. Le cap du millier de sans-abris est déjà largement dépassé car, samedi, les autorités avancent le chiffre de 1 233 personnes sinistrées issues de 270 foyers, à Analamanga. Le week-end dernier, des habitants des bas quartiers ont dû quitter leurs maisons, certains au milieu de la nuit, pour être hébergés dans des abris, plus au sec. C’était le cas à Ankaditoho et Marohoho, dans la partie sud de la capitale, où des familles entières ont dû ainsi abandonner leurs habitations dans la nuit de vendredi, pour être abritées dans des tentes par le BNGRC (Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes). Le ministère de la Population leur a également remis, samedi matin, des vivres et des produits de purification d’eau, des répulsifs contre les moustiques ainsi que de l’éclairage pour les tentes. Urgence. A Anosizato Est et Anosipatrana, plusieurs centaines de sinistrés se trouvent également dans la même situation, chez eux, au milieu de plusieurs centimètres d’eaux troubles. Tous les mobiliers sont surélevés avec des blocs de moellons, lorsque cela est possible. Pour d’autres, il fallait tout transporter à l’étage et s’entasser dans le peu d’espace encore disponible. Hors de question pour eux de quitter leur maison en raison de l’insécurité qui règne dans ces quartiers. Il arrive, en effet, que des sinistrés déplacés voient, à leur retour, leurs habitations cambriolées. Les prochains jours risquent encore de voir arriver de nouveaux sinistrés si la pluie continue à s’abattre sur Antananarivo et les environs. Pour l’instant, les niveaux relevés sur les stations d’observation sont en baisse ou stationnaires, hier. Hanitra R.

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