Infrastructures routières : Les travaux commencent petit à petit

La CUA, avec l’aide de la Présidence, s’attelle déjà à réhabiliter les rues de Tanà.
La CUA, avec l’aide de la Présidence, s’attelle déjà à réhabiliter les rues de Tanà.

Des nids de poule par-ci, des trous par là, et des routes presque impraticables partout. C’est le quotidien des automobilistes d’Antananarivo qui ne savent plus quel chemin emprunter tant les rues sont mauvaises.

A Itaosy comme à Anosizato, à Ankadilàlana ou à Mahamasina, A Soarano ou à Behorirka… bref, pratiquement partout dans la ville d’Antananarivo, l’état des rues se dégrade un peu plus chaque jour. Des nids de poule se forment, ceux qui sont déjà là s’empirent, créant des embouteillages monstres à n’importe quelle heure de la journée, et de la soirée puisque les usagers rentrent de plus en plus tard chez eux. La réfection des rues de la ville d’Antananarivo fait pourtant partie du trio de tête des priorités du PDS de la commune urbaine d’Antananarivo, il y a neuf mois, lorsqu’il a pris ses fonctions à la tête de la Ville des Mille. « En 4 mois, on a procédé à la réfection des rues, des infrastructures qui datent d’une dizaine d’années et qui auraient déjà dû être réhabilitées » explique-t-on du côté de la CUA. « Ensuite, on aurait du élire le nouveau maire de la ville, sauf que les élections n’ont pas eu lieu » continue-t-il. Entre-temps, la CUA a dû faire face à d’autres problèmes et d’autres priorités.

Priorités.  Pour répondre à ces problèmes de dégradation totale de tout le réseau routier de la ville d’Antananarivo, l’Etat, à travers la Présidence et le FER, s’est proposé de contribuer à réhabiliter les rues de la capitale. Les travaux ont déjà commencé du côté d’Ankadimbahoaka, et les citoyens peuvent espérer à ce que d’autres portions de route soient praticables d’ici peu. « Il y a des priorités » certes, puisque l’état de certaines rues est si mauvais qu’il en devient dangereux. C’est le cas à Ankadilàlana ou encore à Ankadivato. Et il y a ceux qui méritent que l’on s’y penche sérieusement. En tout cas, en attendant les grands travaux, des témoignages de solidarité se forment dans certains quartiers. Des personnes pourtant défavorisées et issues des familles précaires, se sont mises à boucher les trous de terre rouge et de cailloux. Certes, ces « travaux » de fortune ne peuvent pas remplacer les vraies réhabilitations, et les trépidations demeurent lorsque l’on roule dessus, mais cela amoindrit les chocs et permettent de rouler un peu plus vite.

Anjara Rasoanaivo

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