Taxi-be et demi-tour : 10 jours de fourrière et des peines d’amende

Tous les problèmes rencontrés dans les taxis-be devraient d’abord être traités au niveau de leur coopérative, avant de faire appel à une instance supérieure, en cas de besoin, explique-t-on.
Tous les problèmes rencontrés dans les taxis-be devraient d’abord être traités au niveau de leur coopérative, avant de faire appel à une instance supérieure, en cas de besoin, explique-t-on.

« Aucune négociation n’est possible quand on se fait attraper après avoir perpétré un demi-tour », avertit l’ATT.  

Des taxis-be qui rebroussent chemin à la moindre occasion. Ils font demi-tour quand cela leur chante. Ils le font dans leur propre intérêt, soit afin d’éviter les embouteillages, soit parce qu’ils remarquent beaucoup de voyageurs pour le voyage retour par rapport au voyage aller qu’ils sont en train de faire. Ceci, au détriment des usagers qui sont contraints de continuer leur route à pied ou d’attendre désespérément le passage d’un autre bus, malgré le temps qui passe. Une pratique pourtant interdite, et par leur propre cahier des charges, et par la loi. «Tous les taxis-be de la capitale doivent respecter leur primus et terminus. Nul ne doit effectuer un demi-tour au cours d’un voyage car la loi l’interdit», rappellent des responsables de l’Agence des Transports Terrestres (ATT). Ainsi, cette agence rattachée au ministère des Transports et de la Météorologie, entend octroyer des sanctions sévères à l’endroit des taxis-be auteurs de ces demi-tours, ce, à tout moment. 10 jours de fourrière accompagnés d’une peine d’amende variant de 60 000 à 70 000 Ar, en fonction de la puissance de la voiture. Ainsi, si le véhicule passera 10 jours dans le garage de la CUA, sa licence d’exploitation sera retirée momentanément par l’ATT. Seul le paiement de l’amende marquera la fin de la mise en fourrière. En tant qu’organisme de régulation des transports routiers, et non moins le responsable de la mise en œuvre de la politique du gouvernement quant à l’amélioration du secteur du transport, l’ATT travaille en étroite collaboration avec les éléments de la police nationale et ceux de la police municipale pour la réalisation de cette opération.

Points noirs. En fait, selon toujours les explications, les usagers victimes de ces mauvaises habitudes des taxis-be peuvent immédiatement alerter les responsables de la coopérative dans laquelle appartient la ligne, grâce au numéro de téléphone déjà affiché dans le bus en question, ou appeler directement les responsables de l’ATT. En outre, diverses équipes mixtes issues des entités susmentionnées sont déjà pointées dans les endroits considérés comme points noirs pour traquer ces auteurs de demi-tours, entre autres : Ampasampito – Mahazo, Anosy – Ankadimbahoaka, Vatobe 67ha – Talatamaty… Cette campagne a déjà commencé depuis le mois de février et ne prendra pas fin, sauf imprévu. Jusqu’ici, une vingtaine de véhicules ont déjà fait l’objet d’une mise en fourrière, selon toujours les explications.

Arnaud R.

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