Handicap International : Fin de formation pour 20 détenus mineurs

Une vingtaine de jeunes issus du centre de détention des mineurs d’Antanimora viennent de recevoir leur certificat de fin de formation relative à l’ouvrage bois. La cérémonie de remise des certificats s’est tenue vendredi dernier, au Centre de formation professionnelle des personnes en situation de handicap (CFPPSH) Anpandrianomby. C’est une formation de courte durée dispensée par Handicap International, dans le cadre de la politique  de l’humanisation de la détention du ministère de la Justice et du garde des Sceaux. « Ces jeunes seront immédiatement opérationnels. Toutefois, s’il y en parmi eux qui voudront développer d’autres savoir-faire, les portes du ministère leur seront grandes ouvertes pour d’autres types de formation de 2 à 3 mois en fonction de leur compétence. Ceci, afin qu’ils puissent subvenir à leurs propres besoins après leur sortie de l’établissement de détention, et ainsi être acceptés par la société », lance Jean Michel Andrianasolo, directeur du Cabinet du ministère de l’Emploi, de l’Enseignement technique et de la Formation Professionnelle.

Psychosocial. En fait, cette initiative de Handicap International à travers la formation des détenus mineurs a débuté en 2009, et a toujours mobilisé les deux ministères, celui de la Justice et de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Et plusieurs établissements pénitentiaires à travers le pays ont été déjà ciblés. « Cette activité que nous faisons dans les quartiers mineurs des centres de détention est un modèle en termes d’intervention psychosociale en faveur des jeunes détenus, une sorte d’accompagnement et/ou encadrement individuel et collectif », affirme Voahangy Ranaivojaona, responsable des projets auprès de Handicap International.

Arnaud R.

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  1. Une action remarquable et intelligente car elle permet de redonner de l’espoir et pas seulement aux jeunes détenus. Reste, maintenant, à s’assurer que ces jeunes mineurs ont bénéficié de tous leurs droits de défense avant d’être condamnés et que toutes les mesures éducatives permettant d’éviter l’incarcération ont été prises… Et là, excusez mon pessimisme, j’ai le vague sentiment que ce ne fut pas le cas.

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