Insécurité dans l’Amoron’i Mania : Des établissements scolaires menacés de fermeture… !

L’insécurité demeure un problème majeur dans le pays dans la mesure où tous les secteurs sont concernés.

En cette période de rentrée scolaire, Ravelonalohotsy Andrianasolo Charles, directeur régional de l’éducation nationale (DREN) d’Amoron’i Mania, ne cache pas ses préoccupations quant à l’insécurité qui prévaut dans la région, et en particulier dans la partie ouest, face au phénomène « dahalo ». Déjà des établissements scolaires sont menacés de fermeture, si aucune solution appropriée n’est apportée. Les enseignants hésitent à rejoindre leur poste, alors que les parents d’élèves sont enthousiastes à envoyer leurs progénitures à l’école. Le spectre d’une année blanche n’est ainsi pas à écarter.

Selon toujours, le directeur régional de l’Education nationale, une délégation de dirigeants se rendra incessamment dans les zones cibles pour essayer d’apporter des solutions dans le cadre du raffermissement de la collaboration entre le ministère de l’Education nationale et les forces de l’ordre.

Insécurité alimentaire. Autre fait qui mérite considération : l’insécurité alimentaire. Pour le cas de la région d’Amoron’i Mania, l’enquête nationale de suivi de l’OMD indique que le taux de pauvreté la classe au 4e rang du taux le plus élevé sur les 22 régions : 85,5%. L’Amoron’i Mania est l’une des régions les plus affectées par le retard de croissance des enfants dû à la malnutrition chronique atteignant 64% et un taux d’insuffisance pondérale de 43,7%. Quelque 68,8% sont vulnérables à l’insécurité alimentaire et l’indice de survie moyen, classe la région au 18e rang sur 22, d’après la FAO en 2013.

La région d’Amoron’i Mania n’est pas parmi les régions qui bénéficient des cantines scolaires pour stimuler les enfants à aller à l’école et avoir de bons résultats. Les quelques rares projets de lutte contre l’insécurité alimentaire sont loin de faire renverser la tendance et s’apparentent à une goutte d’eau dans la mer. Pour l’heure, selon toujours le DREN, son département se contente de conscientiser les parents d’élèves dans la création de cantine scolaire, du moins durant la période de soudure. Une initiative qui est loin d’avoir des chances de se réaliser avec un taux de pauvreté de 85,5% et une population qui ne trouve pas toujours de quoi à se nourrir.

Anastase

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