Vaccination contre la polio : Ministre et partenaires remettent les pendules à l’heure


La vaccination consiste à administrer deux gouttes de vaccin dans la bouche de l’enfant.
La vaccination consiste à administrer deux gouttes de vaccin dans la bouche de l’enfant.

Réaction au sommet après la dimension prise par les polémiques autour de la vaccination contre la polio et les rumeurs qui ont sérieusement enflé ces derniers jours à propos du vaccin utilisé.

« Non, le vaccin contre la polio n’a rien de dangereux, bien au contraire, il ne représente que des avantages pour les enfants vaccinés, leurs familles et le pays. Il n’y a donc pas de raison de le craindre ». Le ministre de la Santé Publique, le Pr. Mamy Lalatiana Andriamanarivo, la représentante de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), Charlotte Faty Ndiaye et celle de l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance), Elke Wisch n’ont pas tardé à réagir face aux polémiques qui enflent autour du vaccin contre la polio. Des cas concernant la réticence de certains parents, leaders religieux ou notables, qui opposent un refus catégorique aux agents chargés de vacciner les enfants, ont été plus ou moins médiatisés. Contrairement à la campagne précédente, en septembre, qui semble s’être relativement bien déroulée, celle d’octobre qui vient de s’achever, hier, et qui cible toujours les enfants de 0 à 15 ans, a été davantage marquée par la propagation des rumeurs sur le vaccin contre la poliomyélite. Des cas de refus, voire d’agressions envers les agents vaccinateurs, ainsi que des pressions que ces derniers exerceraient sur les parents ou les enfants, en les obligeant à recevoir le vaccin, ont été rapportés. Le ministre de la Santé publique et les représentantes de l’OMS et de l’UNICEF à Madagascar, dans le cadre d’une rencontre avec la presse, ont ainsi tenu à rassurer quant à la fiabilité du vaccin utilisé et la nécessité de faire vacciner les enfants afin d’éradiquer la polio. « Il n’y a pas d’obligation mais les agents communautaires et les vaccinateurs essaient de convaincre en fournissant les informations nécessaires », a-t-il été affirmé.

Troisième campagne. « Chaque enfant non vacciné menace 200 autres enfants», souligne, pour sa part, la représentante de l’OMS, non sans déplorer la dimension prise par les polémiques et les idées fausses autour du vaccin contre la polio : « La campagne de vaccination n’est pas destinée à nuire aux enfants malgaches, bien au contraire ». Et elle de rappeler que la poliomyélite étant une maladie invalidante et incurable, pouvant conduire à une paralysie permanente et irréversible, voire au décès, le vaccin représente le seul moyen de l’éviter. Cependant, afin de parvenir à éradiquer le poliovirus dans le pays, il est essentiel que la couverture vaccinale soit élevée et que tous les enfants soient vaccinés. « L’administration à plusieurs reprises du vaccin ne représente pas de danger pour l’enfant et renforce davantage son immunité », rassurent alors le ministre et les représentantes des deux organismes onusiens. Rappelons qu’après la campagne de septembre et d’octobre, une troisième sera encore tenue en novembre et cible les mêmes enfants de 0 à 15 ans, sans exception. A chaque campagne, un budget de 12 milliards d’ariary est consacré à l’achat des vaccins.

Hanitra R.

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