Paludisme à Analamanga : 3 districts sur 8 particulièrement touchés

Jacaranda

PaluEn ce début de la saison pluvieuse, période de recrudescence du paludisme car propice à la prolifération des moustiques, des actions ciblées sont menées dans la région Analamanga où le palu commence à reculer, avec, toutefois, trois districts plus concernés que d’autres : Ankazobe, Anjozorobe et Andramasina.

En dépit de la baisse de l’incidence du paludisme dans la région Analamanga après une période de recrudescence, trois districts de la région enregistrent encore un nombre de cas assez élevé. Il s’agit des districts d’Ankazobe, Anjozorobe et d’Anjozorobe où 22 cas confirmés pour 100 personnes dépistées ont été observés en 2014. En prévision de la saison chaude et humide, propice à la recrudescence du paludisme, quelques actions ont été menées dans la région : campagnes de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides à effet durable (MID) et distribution de sulfadoxine-pyriméthamine aux femmes enceintes en prévention du paludisme, dans les districts d’Ankazobe et d’Anjozorobe. Des campagnes d’aspersion intra-domiciliaires (CAID) sont, par ailleurs, menées dans plusieurs autres districts d’Analamanga : Antananarivo Atsimondrano, Avaradrano, Ambohidratrimo, Andramasina et Manjakandriana. Il s’agit ainsi d’actions ciblées dans la mesure où dans l’Analamanga, située en altitude, le paludisme n’est en recrudescence que durant la période pluvieuse.

Plaidoyer auprès des maires. Actuellement, la direction de la lutte contre le paludisme mène un plaidoyer auprès des maires des communes de la région Analamanga pour la mise en œuvre des stratégies de réponse et de prévention. Une trentaine de maires ont ainsi été conviés, hier, à une réunion de plaidoyer dans les locaux du Centre national de lutte contre le paludisme, à Androhibe. Au terme de laquelle il a fallu obtenir l’engagement des maires en faveur des actions de lutte contre la maladie. Ces élus sont alors sollicités à prendre le lead au niveau des communes, des actions de sensibilisation et de suivi menées auprès de la population. Ce, parallèlement au travail de redynamisation du comité de lutte contre le paludisme au niveau régional, du district et des communes. En ce qui concerne les maires, les messages-clés se résument en plusieurs points : assainir le lieu d’habitation et les alentours ; assécher les gîtes larvaires ; utiliser des moustiquaires tous les soirs et surtout, en cas de fièvre, venir, dans les 24h, dans les formations sanitaires afin de bénéficier du test de diagnostic et des médicaments ACT (association médicamenteuse à base d’artémisinine) en cas de confirmation du paludisme.

 Elimination. « Ce partenariat avec les maires est essentiel et leur responsabilité en matière de sensibilisation de la population contribue à la lutte menée contre le paludisme dans leur circonscription. Il ne devrait plus y avoir de décès dû au paludisme si les gens se font soigner dans les formations sanitaires dans les 24h », explique le Pr. Arsène Ratsimbasoa, directeur de la lutte contre le paludisme. « Il y aura sûrement des contrôles et des suivis dans chaque foyer pour vérifier si les gens appliquent les recommandations comme l’assèchement des gîtes larvaires et l’élimination des arbustes, refuges favoris des moustiques, autour des lieux d’habitation », indique, pour sa part, le directeur du développement régional d’Analamanga, Michel Rabetokotany. Autant de démarches pour atteindre l’objectif, lequel est d’éliminer le paludisme d’ici à 2017. Par élimination, il faut entendre une situation dans laquelle on ne dénombre plus que 1 cas pour 1 000 personnes et zéro décès dû au paludisme. Le centre de lutte contre le paludisme assure, en tout cas, du recul de la maladie. En octobre, autour de 8 % à 9 % des personnes dépistées sont concernées, au niveau national, avec quelques disparités régionales, dont l’Atsimo-Andrefana où ce pourcentage se situe autour de 20 %.

Hanitra R.

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