Eau, assainissement et hygiène : Un avenir encore incertain à Amoron’i Mania

Jacaranda
L’assemblée générale du comité régional Diorano wash d’Amoron’i Mania. (Photo Anastase)
L’assemblée générale du comité régional Diorano wash d’Amoron’i Mania. (Photo Anastase)

L’atteinte des objectifs pour 2018, en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans la région de l’Amoron’i Mania, ressort de l’utopie, à en croire des différents rapports qui ont été présentés par les responsables, à l’occasion de l’assemblée générale du comité régional Diorano wash d’Amoron’i Mania qui s’était tenue au  Grand Hôtel à Ambositra, il y a quelques jours.

D’après certains responsables, des projets-programmes  essaient de prouver des situations qui ne sont pas une réalité  dans les zones rurales à faible densité de population où ils interviennent, en évitant bien entendu, d’intervenir dans les chefs lieux de district où la situation est bien plus complexe.

Ambositra. Située le long de la RN 7, la municipalité d’Ambositra dispose de 8 wc publics dont un seulement est opérationnel. C’est ce qu’a fait savoir le nouvel adjoint au maire. Faute de branchement d’eau, les 7 wc publics ne peuvent pas fonctionner. Ce responsable de suggérer le lancement d’un appel d’offres pour la gestion des wc publics. Il rapporte également que selon un sondage, très peu de ménages disposent de latrines à cause de l’augmentation du nombre de la population et l’insuffisance d’espace libre pour construire des latrines d’où la nécessité de mettre des latrines publiques dans les « fokontany ». Par ailleurs, les bornes-fontaines en ville sont insuffisantes. Et la plupart d’entre elles ne sont  plus fonctionnelles à cause des arriérés impayés suite à la mauvaise gestion. De ce fait, les gens sont obligés d’aller puiser de l’eau dans des endroits malsains, alors que le prix de cession de l’eau  est seulement de 200 Ar le m3 (10 000 litres) dans la ville d’Ambositra. L’Amoron’i Mania est une région endémique à la bilharziose, faute de bassin public, les lessiveuses sont contraintes d’aller laver les linges eau bord des eaux courantes. Ce qui favorise les infections diverses. Les maladies diarrhéiques constituent une des causes principales de mortalité. Les établissements scolaires sont dans la majorité des cas, dépourvus d’adduction d’eau. L’apprentissage des trois mots-clés, le lavage des mains avec du savon, l’utilisation des latrines, la conservation de la potabilité de l’eau ne sont que des slogans. Les canaux d’évacuation d’eau sont bouchés et déversent les eaux usées dans les rues de la ville. Bien que des efforts aient été faits par la municipalité concernant les enlèvements des ordures, beaucoup restent à faire, quant à la sensibilisation de la population pour un changement de mentalité et de comportement.

Ambovombe-centre. A  Ambovombe-centre, chef lieu du district de Manandriana, l’adduction d’eau a commencé en 2009, mais pour cause d’imperfection, la réception technique n’a jamais été faite jusqu’à ce jour. Une adduction d’eau qui ne garantit en aucun cas, une eau potable. La commune d’Ambovombe-centre attend toujours cette réception technique définitive pour s’approprier de la gestion de l’eau.

Ambatofinandrahana. La municipalité d’Ambatofinandrahana, quant à elle, ne dispose pas d’adduction d’eau.

A Fandriana, la gestion de l’eau dans la ville de Fandriana est  confiée à un particulier. Le nouveau maire se plaint que le gestionnaire ne respecte pas le cahier des charges, dans l’entretien de l’eau et l’amélioration des infrastructures.

CHAN-MOUIE Jean Anastase

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