Inondations à Antananarivo : A quand la mobilisation des grands moyens ?

Jacaranda
Scène devenue banale quant les torrents finissent leurs courses dans les surfaces planes de Tanà. Photo d’archives.
Scène devenue banale quant les torrents finissent leurs courses dans les surfaces planes de Tanà. Photo d’archives.

Une heure de forte pluie suffit pour inonder quasiment toutes les rues d’Antananarivo. Et presque autant pour laisser les eaux pluviales se retirer.

De l’eau partout à chaque grande averse. C’est le cas dans le centre ville comme le tout Analakely, mais également du côté d’Ampefiloha et Anosy où le rond point en face du palais du Sénat devient un îlot autour duquel les véhicules circulent sous plus de 50cm d’eau. Même scène aux 67ha, à Ambodinisotry et les alentours, mais également ailleurs, à Alarobia et Ivandry où le niveau des eaux arrive à immerger les phares des véhicules légers, ainsi qu’à Analamahitsy du coté du marché et des pavillons. Antanimena et l’axe menant vers Soarano en ont également fait l’amère  expérience : les eaux inondent les chaussées pendant quelques heures. Et ne parlons plus de Besarety où les inondations ont déjà été à l’origine de nombreux décès, ainsi que des bas quartiers comme Anosipatrana, Andavamamba, Ambodirano, victimes depuis des années d’inondations à chaque période de pluie. Dans ces quartiers, les eaux – et avec elles, des détritus en tous genres – arrivent jusqu’à l’intérieur des habitations. « Nous nous trouvons tous les ans dans cette situation et tous les politiciens viennent nous voir à chaque période de propagande, mais jusqu’à maintenant, aucun d’eux n’a réussi à nous sortir de notre grande galère », s’indigne Ralalaonirina, habitante d’Ampefiloha Ambodirano, lasse de devoir vivre la même situation à chaque saison des pluies.

Solution pérenne. Ce ne sont, bien entendu, qu’un aperçu de la situation, car l’ampleur du problème est beaucoup plus importante. Bref un peu partout à Antananarivo et ses environs, les eaux pluviales ont bien du mal à s’évacuer. Les remblayages à tout va depuis des années, ainsi que les constructions illicites, bâties au-dessus des canaux d’évacuation d’eaux, ne sont pas étrangers à cette situation. S’y ajoutent ces pratiques qui s’apparentent à de l’incivisme : éparpiller les déchets et ordures de toutes sortes un peu partout, jusque dans les canaux d’évacuation des eaux. A tel point que ceux-ci sont obstrués par des milliers de bouteilles en plastique, des tonnes de sachets et autres déchets non biodégradables. Les conséquences sur l’évacuation des eaux pluviales sont, somme toute, inévitables.

Face à ce problème récurrent, à moins de trouver une solution pérenne et les moyens qui s’imposent pour la mettre en œuvre, les Tananariviens continueront encore, à chaque grande averse, à patauger et à inonder les moteurs de leurs véhicules dans les eaux troubles.

Hanitra R.

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  1. la faute aux donneurs d’ordre d’en haut, à eux de trouver la solution. Ce n’est pas par des commentaires par-ci et des articles par-là que le problème se résout, ça ne fait qu’attiser l’excitation de la population

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