Violences basées sur le genre : « 1103 doléances enregistrées en 2015 », selon le CECJ

Jacaranda
La journée d’hier a été également une occasion pour remettre des prix aux candidates classées meilleures lors du Bac 2015.
La journée d’hier a été également une occasion pour remettre des prix aux candidates classées meilleures lors du Bac 2015.

Les femmes sont plus nombreuses à être victimes de violences que les hommes. Presque tous les jours,  elles font l’objet d’humiliations, insultes, agressions sexuelles,…

La Cellule d’écoute et de Conseils juridiques (CECJ) auprès du ministère de la Population, de la Protection Sociale, et de la Promotion de la Femme (MPPSPF) a enregistré exactement 1103 personnes, hommes et femmes, victimes de violences de tout genre en 2015. Et une grande majorité d’entre eux, c’est-à-dire 917 personnes sont toutes des femmes. C’est selon Hajaharimanana Ravelojaona, directeur du CECJ, lors de la foire « Fagnorovavy», dimanche dernier, 2e jour de la célébration officielle de la Journée Internationale de la Femme (JIF) à Antsiranana. Pour information, il existe 4 types de violences: violences physiques (coups et blessures à l’encontre des femmes), violences sexuelles (agression sexuelle et/ou viol), violence morale (humiliation, insultes, stigmatisation…), et violences matérielles et/ou économiques (inégalité de salaire, de statut professionnel…). Ces données proviennent alors des 4 régions où sont implantées les CECJ à Madagascar, à savoir à Boeny, à Vatovavy Fitovinany, à Atsimo Andrefana, et à Androy. Ces statistiques démontrent alors à quel point les femmes, y compris les filles,  sont encore vulnérables en raison de leur subordination aux hommes.

 Fonds d’urgence. « 30% des femmes malgaches ont été toutes victimes au moins de l’une des ces violences », rajoute Hajaharimanana R. A en croire ce responsable, cet organe d’écoute, d’orientation, et de prise en charge des plus vulnérables agit pour mobiliser le maximum de moyens pour l’accomplissement de ses missions: sensibilisation, mobilisation des populations en particulier les plus vulnérables par rapport à leurs droits; orientation et accompagnements juridiques ou médicaux; prise en charge psychosociale. Et en termes de prise en charge, le CECJ dispose d’un fonds d’urgence à mobiliser en cas de nécessité absolue, c’est-à-dire face à un cas qui nécessite réellement une prise en charge, un suivi, et un accompagnement médical ou juridique. Mais la valeur réelle de ce fonds n’a pas encore été confirmée.

 Actions sociales. Toujours dans le cadre de la célébration officielle de la Journée internationale de la Femme le 8 mars à Antsiranana, les femmes composées généralement des épouses des autorités, notamment celles des ministres, des sénateurs, et des députés ont effectué une série d’actions sociales dans la capitale des Antakarana, hier. Une initiative qui a pour but de venir en aide aux plus vulnérables. Ces actions se sont ainsi traduites par des remises de dons pour les femmes enceintes, les « zokiolona » et les femmes détenues. Ces femmes des autorités ont ainsi remis des vivres, et des PPN. Si les festivités dans le cadre de la JIF 2016 ont commencé depuis samedi, pour hier, place aux ateliers sur le genre et l’autonomisation de la femme. L’inauguration d’un nouveau centre de formation professionnelle pour les femmes dans le centre-ville figurera parmi les grandes activités de ce jour. Celles-ci verront la présence de Voahangy Rajaonarimampianina, Première Dame, et d’Onitiana Realy, MPPSPF.

 

Arnaud R.

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