Santé mère-enfant : Des CSB CARMMA en gestation!

Jacaranda
26 femmes/1000 meurent par jour, suite à la complication de l’accouchement, selon le ministère de la Santé Publique.
26 femmes/1000 meurent par jour, suite à la complication de l’accouchement, selon le ministère de la Santé Publique.

Des CSB spécialisés sur la santé mère-enfant seront mis en place dans tout le pays, outre les CSBI et CSBII qui existent déjà.

Des Centres de Santé de Base (CSB) spécialement conçus pour améliorer la prise en charge de la santé mère-enfant. C’est ce que projette de faire le ministère de la Santé Publique, sous la houlette de la première Dame, Voahangy Rajaonarimampianina, en bénéficiant du financement de la Campagne d’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle, néonatale et infantile (CARMMA). Une campagne qui a été élaborée conjointement par l’UNFPA, l’OMS, l’UNICEF, et l’USAID et lancée officiellement à Madagascar en 2014. « La mise en œuvre de la CARMMA respecte une feuille de route. Pour Madagascar, cette feuille de route préconise, entre autres, la création de ces CSB destinés à la meilleure prise en charge de la santé mère-enfant », confie Manitra Rakotoarivony, directeur de la Santé Publique pour la région Analamanga. Au total 13 CSB CARMMA vont être construits à Madagascar, dont l’un deux vient tout justement de faire l’objet d’une pose de première pierre, hier, dans la commune rurale de Fiombonana, vers Ambohidrapeto. Ces nouveaux centres de santé s’occuperont ainsi de tout ce qui concerne la santé de la mère et de l’enfant, notamment les vaccinations, les consultations prénatales, le planning familial (régulation du nombre d’enfants), etc.

Nouvel objectif en 2019. En effet, jusqu’à maintenant, le taux de mortalité maternelle liée à la complication de l’accouchement reste à un niveau élevé, soit 478 décès maternels sur 1 million d’accouchements. « Mais jusqu’en 2019, il faut faire en sorte que ce taux soit réduit à 300/1 million. La construction de ces CSB est donc d’une grande aide pour l’atteinte de cet objectif », explique pour sa part le Dr Harinjaka Randrianarivo, responsable des maladies non transmissibles auprès du ministère de la Santé Publique. Alors, concrètement, si c’est la CARMMA qui finance la construction de ces nouveaux services sanitaires, il appartient au ministère de tutelle de fournir les membres du personnel et les équipements médicaux à mobiliser. « Ces CSB seront d’abord confiés aux paramédicaux. Et en cas de besoin, des médecins y seront affectés », poursuit Manitra Rakotoarivony. La question est de savoir s’il est vraiment nécessaire de construire des CSB spécialisés au lieu d’améliorer la prise en charge sanitaire chez les CSB I et CSB II qui prodiguent déjà des soins obstétricaux essentiels et des soins de santé de base.

Arnaud R.  

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