Alimentation : Vulnérabilité encore élevée dans le Grand Sud

Jacaranda
La sécheresse dans le Grand Sud est récurrente, avec des conséquences sévères sur la situation alimentaire.
La sécheresse dans le Grand Sud est récurrente, avec des conséquences sévères sur la situation alimentaire.

Le Grand Sud est régulièrement confronté au problème de manque d’eau et d’insécurité alimentaire.

La situation alimentaire dans le Grand Sud reste encore préoccupante dans certaines localités. Si le travail d’évaluation approfondie menée dans le cadre du Système d’information sur la sécurité alimentaire et la vulnérabilité dans les régions Androy, Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et Anosy, couvrant la période de janvier et février 2016, a confirmé la situation de vulnérabilité élevée dans le Grand Sud. En février, 95% des communes de la région Androy étaient dans cette situation. Une situation récurrente depuis des années, dans cette partie de Madagascar, qui a amené à l’atelier de concertation nationale en février 2016, sur le « kere », à Ambovombe. Une mobilisation qui a abouti aux 21 engagements gouvernementaux basés sur les propositions émises par les populations locales, et dont la concrétisation est attendue par les communautés directement touchées par l’insécurité alimentaire. Parmi ces 21 engagements figurent, rappelons-le, l’approvisionnement en eau et l’adduction d’eau, la réhabilitation de plusieurs routes nationales stratégiques pour l’accès à l’eau et aux nourritures, le reboisement à grande échelle ou encore la construction ou réalisation de puits pour l’agriculture, l’élevage et la pêche.

Concrétisation. En attendant que ces actions destinées à s’étendre dans le temps se concrétisent, pour une solution pérenne au problème de sécheresse dont dépend directement l’insécurité alimentaire, les localités et communautés en situation de vulnérabilité alimentaire prennent leur mal en patience et comptent sur les actions des organismes et autres associations intervenant sur le terrain pour tenir le coup. Les distributions de vivres, de suppléments alimentaires pour les enfants de moins de 5 ans pour prendre en charge ou prévenir la malnutrition aigüe, les programmes de vivres contre actifs, et de cantines scolaires mis en œuvre par ces organismes partenaires, sont salutaires pour certaines communautés particulièrement fragilisées par le manque de nourriture en raison de la sécheresse extrême. Faut-il rappeler que certaines localités du Grand sud n’ont connu aucune période de pluie depuis plus de 3 ans et toutes les tentatives des populations en matière agricole ont été vouées à l’échec.

Les résultats des évaluations réalisées en début d’année dans le Grand Sud, et la partie Sud-Est, ont montré une diminution progressive des stocks en aliments de base au niveau des ménages et des marchés et permis de conclure à une insuffisance des récoltes de contre-saison de 2015 et une période de soudure particulièrement rude. Les prochaines récoltes acheminées des localités voisines, moins affectées par la sécheresse, sont impatiemment attendues par les populations pour espérer un léger mieux.

Hanitra R.

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  1. misaina sy milamina reto mponina sy fianakavina reto , hatram zay io zavamisy , AIZA NAREO NATIF DU SUD faratasiny mba manampy ny mpiray tanana , mpiray monina , tsy aleo ve mba mihinana ny manodidina anareo sa aleonareo mandeha 4×4 sy milamina amin ny tranobe sy kibo be , fianana mandalo anie ty e

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