Tana : Retour du «gaboraraka» chez les bars et les clubs de karaoke



Jacaranda
Le grand désordre à Analakely est de retour…
Le grand désordre à Analakely est de retour…

Des cas flagrants de tapages nocturnes sont évoqués, notamment à Ampasampito et aux 67ha.

Le code municipal d’hygiène n’est plus respecté à Tana, surtout avec ce que font les bars et les maisons de karaoke pendant la nuit. Tapages nocturnes, cris d’ivrognes, bruits de musiques à fond, non-respect d’heure de fermeture à 21h… l’on peut dire que le « gaboraraka » est de retour dans la capitale. Les grands assainissements nocturnes du temps de Ny Hasina Andriamanjato ont-ils été oubliés? De nos jours, plus d’un se plaint des bruits causés par les maisons de karaoke et les bars, surtout durant les nuits. Parmi les cas flagrants figurent celui d’Ampasampito, à proximité de la gare routière, au bord de la RN2, là où deux maisons de karaoke, sises côte à côte, sont ouvertes de 08h à 01h du matin, du lundi au dimanche. « Si vous saviez l’enfer que nous vivons tous les jours, sans arrêt, de jour comme de nuit. Les bruits, les cris et les gros mots des ivrognes qui se battent entre eux, sans parler des musiques à fond à toute heure et des odeurs d’alcool… Vous devriez vraiment venir chez nous, ne serait-ce qu’une seule fois, pour entendre et vivre tous ces dérangements. Ce qui ne nous laisse jamais vivre en paix, alors que nous voulons avoir un peu de tranquillité après les dures journées passées au travail. Mais le pire, c’est que nos enfants aussi sont livrés au même sort, à cause des dérangements infinis », se plaignent des riverains d’Ampasampito. Presqu’une dizaine de maisons sont directement concernées par les dérangements sans arrêt perpétrés par les deux maisons de karaoké évoquées.

Sans grand résultat. Se sentant trop dérangés, à l’issue de quelques pétitions, les riverains d’Ampasampito affirment avoir déjà fait part de leurs plaintes à maintes reprises et à tous les niveaux, en partant du « fokontany » Nanisana Iadiambola, de l’arrondissement, de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), pour arriver au Commissariat central de Tsaralalàna. « Mais ce fut sans grand résultat. L’heure est toujours aux attentes », ont-ils déploré. Avant de continuer que les deux karaoke en question « ne sont même pas munis d’autorisation d’ouverture ». Pour sa part, Jean-Pierre, un inspecteur auprès de la CUA, après avoir visité les lieux, a affirmé qu’il a déjà fait son travail. « Il m’appartient de procéder à la constatation. Et je l’ai déjà fait. Le reste, notamment le rapport de la constatation et les prises de décision, ne me concernent plus. Pour cela, il faudrait adresser ses plaintes directement à la Commune, à la porte 15 », dit-il.

Fermeture immédiate. Quoi qu’il en soit, il faut dire que les tapages ont regagné du terrain à Tana ces derniers temps. Place au laisser-aller, surtout à propos des fêtards nocturnes. Par ailleurs, les horaires d’ouverture et de fermeture des bars et des clubs de karaoke ne sont plus respectés. Ce qui obligent les Tananariviens à se réveiller dans un total désordre, particulièrement du côté d’Analakely, de Behoririka, et des 67ha et de Mahamasina. Toutefois, faut-il rappeler que le code municipal d’hygiène interdit ces désordres et les tapages nocturnes? Bref, pour le cas d’Ampasampito, les riverains demandent que la Préfecture de Police d’Antananarivo prenne des mesures strictes à l’encontre des deux maisons des karaoke, notamment la fermeture immédiate.

Arnaud R.

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