Université d’Antananarivo : Panja Ramanoelina attendu sur de lourds chantiers

L’installation de Panja Ramanoelina a vu la présence de nombreux officiels.
L’installation de Panja Ramanoelina a vu la présence de nombreux officiels.

Le 2e mandat du président de l’Université de Tana s’annonce long et difficile, malgré la détermination dont il fait preuve.

Le renforcement du basculement vers le système LMD nécessitant l’installation de nouvelles infrastructures pédagogiques adaptées et la mobilisation d’importants moyens humains et matériels, l’alignement du calendrier universitaire, tels sont entre autres les durs labeurs qui attendent encore Panja Ramanoelina, président de l’Université d’Antananarivo. Malgré sa détermination pour ce deuxième mandat de trois ans, sa route s’annonce longue et non moins facile, vu les nombreux problèmes auxquels sont encore confrontés cet établissement public de l’enseignement supérieur. «En tant que redoublant, je dois redoubler d’efforts, comme l’a annoncé d’ailleurs la ministre de tutelle dans son discours», a confié Panja Ramanoelina, lors de son investiture officielle du mercredi dernier, à la cathédrale de Médecine à Ankatso. Une occasion pour lui d’annoncer ses priorités durant ce prochain mandat. «Les différents niveaux de responsabilité seront mobilisés pour faire de l’université d’Antananarivo une Université d’excellence et de performance. Pour cela, n’est-il pas indispensable d’évoquer la participation de l’université d’Antananarivo à l’atelier national sur le basculement vers le LMD en juillet, organisé par le ministère de tutelle, ainsi qu’au 16e Sommet de la Francophonie ? L’heure est au renforcement de ce basculement et l’uniformisation du calendrier universitaire afin de permettre l’existence d’un temps de repos surtout pour les enseignants-chercheurs. Mais pour y parvenir, l’Etat, à travers le ministère de tutelle et celui des Finances et du Budget, doit également prouver sa détermination», a-t-il déclaré dans son discours.

Au 49e rang. A propos de l’uniformisation du calendrier universitaire, le président de l’université de Tana de rassurer: «Après la crise de 2009, trois universités publiques malgaches ont été contraintes de procéder à l’année blanche. Mais celle de Tana figure parmi les trois autres qui n’ont pas enregistré d’année blanche. Maintenant, notre mission sera d’identifier les facultés qui enregistrent des retards et de les encourager à avancer un peu plus vite». Comme à l’accoutumée, la remise officielle d’épitoge pour Panja Ramanoelina a été effectuée par Marie Monique Rasoazananera, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Cette cérémonie a vu la présence de quelques représentants du Gouvernement, du président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), de la grande famille du ministère de tutelle, des présidents des autres universités publiques, ainsi que celle de tous les membres du corps enseignant de l’Université d’Antananarivo. Et ce fut également une occasion pour installer officiellement les doyens des Facultés et les directeurs d’écoles victorieux aux élections à Ankatso. A propos des efforts, le campus d’Ambohitsaina a progressé dans le classement des universités africaines, passant de la 98e place en 2013, à la 73e en 2015 et à la 49e place en 2016, sur 1441 universités. «L’université de Tana est donc classée dans le Top 100 des universités africaines. Mais notre objectif est d’accéder au moins au Top 50», s’exclame-t-il. Sans oublier la mise en place des universités de proximité, notamment à Antsirabe et à Soavinandriana Itasy et la collaboration avec les universités de l’Europe de l’Ouest qui s’étend avec celles de l’Asie.

Arnaud R.

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