Parité homme-femme : Madagascar a encore beaucoup d’efforts à fournir

Le séminaire sur le protocole de la SADC sur le genre et le développement se tient sur deux jours à l’Ibis Ankorondrano.
Le séminaire sur le protocole de la SADC sur le genre et le développement se tient sur deux jours à l’Ibis Ankorondrano.

Près de 80 participants issus des institutions publiques en rapport avec les thématiques inscrites dans le protocole de la SADC sur le Genre et le Développement vont discuter pendant deux jours de l’avancement de la question du genre et de l’égalité des sexes à Madagascar.

Un séminaire-dialogue se tient depuis hier jeudi 2 juin à l’Hôtel Ibis Ankorondrano sur le protocole de la SADC sur le genre et le développement. Ces assises, qui vont durer deux jours  devront créer un dialogue entre les acteurs étatiques et non étatiques d’une part, et entre les analystes et les acteurs qui militent en faveur de l’avancement de la question du genre et de l’égalité des sexes d’autre part, dans tous les secteurs de la vie sociale, économique, gouvernance et politique. Actuellement, Madagascar est encore à 21/79 alors que les objectifs du développement durable (ODD) stipulent 50/50 d’ici à 2039. Cela concerne surtout la participation et la représentation des femmes aux fonctions politiques à tous les niveaux de prise de décision. A noter que le gouvernement malgache a ratifié ce protocole d’accord en 2014, mais le sujet est resté en attente jusqu’à présent. Ce dialogue permettra donc la sensibilisation de tous les acteurs concernés. La valorisation de la parité égale entre les hommes et les femmes concerne beaucoup de secteurs de la vie politique, à travers le mécanisme de participation et de représentation équilibré dans toutes les structures sociopolitiques.

Education. Outre les institutions politiques, l’éducation est également touchée par la question de genre. La parité entre les sexes en matière d’éducation reste une perspective lointaine dans beaucoup de pays y compris Madagascar. Selon l’explication de Esthela Ralalaharinirina, directeur de l’Office de l’Education de Masse et du Civisme au sein du ministère de l’Education Nationale (MEN) « à Madagascar, des efforts ont été entrepris en matière d’accessibilité à l’éducation. Toutefois, force est de constater qu’au niveau du primaire, il y a cette égalité des chances entre filles et garçons, mais dès le collège jusqu’à l’université, il y a beaucoup plus de garçons que de filles ». Le séminaire-dialogue a vu la participation des experts régionaux et nationaux. Il doit mettre en place une politique pour la participation de la femme dans les instances de prise de décision. Ce séminaire est organisé par le ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme en partenariat avec le bureau de Liaison de l’Union africaine à Madagascar.

Nirina Rasoanaivo

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