ONN – Sécurité alimentaire : Des animaux d’élevage pour améliorer le niveau de vie des paysans

Le hic, c’est que les éleveurs de volailles dans le Vakinankaratra commencent à être confrontés au manque de nourritures pour les animaux d’élevage.
Le hic, c’est que les éleveurs de volailles dans le Vakinankaratra commencent à être confrontés au manque de nourritures pour les animaux d’élevage.

C’est un projet pilote qui entre dans le cadre des interventions en nutrition sensitive de l’Office National de la Nutrition.   

Malgré ses difficultés financières après la crise de 2009, l’ONN poursuit ses efforts dans la lutte contre la malnutrition à Madagascar. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui d’urgence aux services essentiels d’éducation, de nutrition et de santé (PAUSENS) financé par la Banque Mondiale, l’ONN, par le biais de ses bureaux régionaux, a mis en marche depuis 2015, un projet visant à améliorer le niveau de vie des paysans. Il s’agit d’un projet relatif à la promotion de la sécurité alimentaire en milieu rural, en offrant gratuitement aux paysans préalablement sélectionnés, des animaux d’élevage. La principale condition d’acquisition de ces animaux pour les ménages répond au critère de vulnérabilité. «C’est un projet pilote qui prendra fin en 2017. De ce fait, pour ce début, seuls les ménages les plus vulnérables au niveau des sites communautaires dans neuf régions de la Grande Ile peuvent en bénéficier», explique le Dr Nick Rasoamiaramanana, responsable de la Prise en charge de la Malnutrition auprès de l’ONN. Ainsi, 14 ménages environ par site communautaire et par région prennent part à ce projet qui entre dans le cadre des interventions en nutrition sensitive de l’Office. Ces neuf régions bénéficiaires sont : Atsimo-Atsinanana, Vatovavy Fitovinany, Androy, Haute-Matsiatra, Amoron’i Mania, Itasy, Vakinankaratra, Analamanga et deux districts de l’Atsimo-Andrefana (Betioky et Ampanihy). Le choix de ces régions répond toujours au critère de vulnérabilité, selon les précisions du Dr Nick R.

Valeur forfaitaire. En effet, le type et le nombre d’animaux à distribuer changent en fonction de la demande du choix des ménages et de la valeur forfaitaire allouée à l’achat des animaux. «Nous avons choisi les volailles en raison de leur multiplication rapide et leur rentabilité», explique Linja Nantenaina Rakotoarisoa, un éleveur à volailles Tsaratanàna (région Vakinankaratra). Si dans la Haute Matsiatra, les bénéficiaires ont choisi l’élevage de porc, ceux d’Atsimo Andrefana ont préféré l’élevage de mouton et de chèvre.

80 têtes de volailles. Pour l’autonomisation des bénéficiaires, l’ONN s’est assuré que parmi les animaux offerts existent un mâle au début d’élevage. A ce titre, dans le site communautaire de Tsaratanàna, commune rurale de Vinaninkarena, district d’Antsirabe II, les huit ménages bénéficiaires du projet ont eu chacun quatre poules et un coq. Alors, si l’acquisition des animaux a eu lieu en octobre 2015, à l’heure actuelle, chaque basse-cour contient approximativement 80 têtes de volailles. «Une réussite». Cela, puisque les éleveurs ont également bénéficié d’une formation en élevage avant de commencer leurs activités. «Toutes ces étapes pour que les bénéficiaires puissent effectuer leurs activités dans le professionnalisme», rajoute le Dr Nick R. Bref, les éleveurs ont également le droit de commercialiser leurs produits d’élevage, toujours pour améliorer leurs conditions de vie.

Arnaud R.

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