Maison de force de Tsiafahy : Surpopulation carcérale et sous effectif des agents pénitentiaires


Jacaranda
La surpopulation carcérale est un éternel problème à résoudre pour l’administration pénitentiaire malgache.
La surpopulation carcérale est un éternel problème à résoudre pour l’administration pénitentiaire malgache.

Normalement, la maison de force de Tsiafahy ne peut accueillir que 350 détenus. Mais à l’heure actuelle, il y a dans cette prison plus de 900 détenus.

Une surpopulation carcérale intense qui passe presque du simple au triple. «On a enregistré une hausse de 150% du nombre des prisonniers, surtout ces derniers temps. Mais il faut souligner que cette surpopulation carcérale est le problème commun de presque tous les établissements pénitentiaires de Madagascar», a confié Claude Marcel Randrianaina, directeur de la maison de force de Tsiafahy. L’idéal est, selon lui, de penser à l’élargissement de la prison. C’est pourtant un énorme défi pour l’administration pénitentiaire malgache, faute de moyens. Et le Secrétaire général du ministère de la Justice ne manque pas de dire que le budget alloué au fonctionnement des établissements pénitentiaires malgaches ne cesse de diminuer. Ainsi, malgré leurs droits à une condition d’incarcération respectant les normes internationales, les détenus de la maison de force de Tsiafahy, comme ceux dans les autres établissements pénitentiaires, sont contraints de vivre dans la promiscuité intense. Cette mauvaise condition d’incarcération des détenus n’est pas le seul problème à résoudre pour l’administration pénitentiaire malgache, le sous effectif des agents pénitentiaires est également un autre problème à dénouer. «Il faut qu’il y ait une nouvelle vague de recrutement face au sous effectif des gardiens de prison», rajoute Claude Marcel R, sans vouloir donner le nombre exact des agents pénitentiaires travaillant dans cet établissement pénitentiaire, pour des raisons de sécurité.

Arnaud R.

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