Taxi-be : Les usagers en sursis

Le tarif actuel de Ar 400 pour un trajet en taxi-be, est déjà jugé élevé par les usagers. Photo d’archives.
Le tarif actuel de Ar 400 pour un trajet en taxi-be, est déjà jugé élevé par les usagers. Photo d’archives.

La hausse du tarif à Ar 500 pour les taxi-be d’Antananarivo, prévue d’entrer en vigueur le 26 juillet, ne le sera pas, finalement, du moins, pas à cette date déjà indiquée par l’UCTU.

 L’UCTU (Union des Coopératives de Transport Urbain) s’est finalement ravisée d’appliquer un nouveau tarif à Ar 500 pour les taxi-be d’Antananarivo à partir du 26 juillet 2016. Il s’agit, en réalité, d’un ajournement de l’entrée en vigueur de cette hausse du tarif, après la rencontre entre l’UNCT et les responsables de l’Agence des Transports Terrestres (ATT). Ainsi, le tarif restera, pour l’instant, à Ar 400. Mais jusqu’à quand ? Les usagers estiment, en effet, que cet ajournement n’est qu’un sursis et que la hausse du tarif est inévitable, à moins que l’Etat ne procède au paiement des subventions sur les carburants, réclamées par les transporteurs.

 Légitime. Les transporteurs ont déjà annoncé la couleur en brandissant cette menace de hausse du tarif, après les dernières hausses successives du prix des carburants. Se défendant de vouloir à chaque fois augmenter le tarif en cas de hausse des prix à la pompe, les transporteurs estiment que leur démarche est légitime dans la mesure où, comme tout autre consommateur, ils subissent, eux aussi les répercussions des diverses hausses des prix dans tous les secteurs. Mention a été faite aux factures de la JIRAMA, aux prix des PPN, outre les produits et équipements dont dépend leur secteur d’activité, à savoir le transport.

 

Qualité de service. Les usagers des taxi-be estiment, pour leur part, que la hausse du tarif envisagée par l’UCTU n’est pas du tout justifiée, se référant à la qualité du service offert aux usagers. Lors de la dernière révision du tarif à Ar 400, en effet, l’UCTU a promis de faire un effort en matière de qualité de service, avec le résultat que l’on sait : aucune évolution n’a été observée, à quelques rares exceptions près. Des véhicules et des sièges sales, des receveurs à la propreté douteuse et peu respectueux envers les usagers, sans parler de ces pratiques  longtemps subies par les usagers.

 

Changement. On parle alors de ces nombreux cas de non respect du circuit, obligeant les usagers à payer un ticket une seconde fois, à mi-chemin, s’ils veulent rester à bord et arriver jusqu’au terminus ; l’arrêt du service aux heures de pointe, le soir, laissant en plan les centaines d’usagers à la nuit tombée ; les conduites dangereuses, etc… Bref, les usagers attendent toujours un réel changement concernant la qualité de service, avant d’admettre la légitimité de la hausse envisagée par les transporteurs.

Hanitra R.

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