Lutte contre la corruption : Le comité Anticor dans 87 CISCO

90% des doléances reçues en matière de corruption au sein du secteur éducatif concernent le recrutement. Le Ministère de l’Éducation Nationale (MEN) en partenariat avec le Bureau indépendant Anti-Corruption (Bianco) continue la mise en place de la cellule anti-corruption connue sous le nom d’Anticor.

Actuellement, 87 circonscriptions scolaires (CISCO) sur les 114 disposent du comité Anticor. « Le MEN est la première institution étatique qui a initié un projet pour la lutte contre la corruption », lance Fanantenana Rakotovoavy, conseiller principal en éducation auprès du Bianco. Plusieurs étapes ont été faites dans ce cadre dont l’élaboration du cadre d’orientation, qui sera finalisée vers le mois de septembre. « Force est de constater que le champ d’intervention du comité Anticor est très vaste, alors ce cadre d’orientation déterminera les missions du comité pour ne citer que la sensibilisation des acteurs de l’éducation en matière de corruption. C’est donc comme une feuille de route de la lutte contre la corruption », explique Esthela Ralalaharisoa, Directeur de l’Office de l’éducation de masse et du civisme au sein du MEN. L’Anticor est présent dans 17 régions. Et la mise en place de ce dispositif anticorruption se poursuit dans les autres régions et CISCO de la Grande île. D’ailleurs, les boîtes de doléances arriveront très prochainement au niveau des CISCO.

Recrutement FRAM. La corruption au sein du secteur éducatif se manifeste surtout durant le recrutement. « La mise en place de cette cellule ne signifie pas que c’est au niveau de ce ministère qu’on enregistre le plus de corruption, cela signifie que le ministère a une grande volonté pour en lutter », réitère le représentant du Bianco. Et lui de poursuivre que « finalement, l’Anticor touche tous les secteurs parce qu’il est composé des représentants du District, de la société civile, des parents d’élèves, du secteur privé, des enseignants, … » Dans le secteur éducation, 90% des doléances reçues concernent le recrutement. C’est justement pour lutter contre cela que le ministère a changé de tactique en matière de recrutement FRAM qui est au nombre de 10.000 cette année. « Des critères ont été élaborés dont l’ancienneté, le diplôme, le diplôme professionnel et l’âge. Le recrutement se fait donc en toute transparence », insiste le directeur. Après l’Anticor, son département prévoit de mettre en place « le point focal » auprès de chaque établissement. Composé de parents d’élèves, ces points focaux auront pour mission de sensibiliser les acteurs ainsi que de recevoir les doléances en toutes discrétions. Cette initiative est menée pour que la lutte contre la corruption atteigne la base.

Nirina Rasoanaivo

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