Eau potable à Madagascar : Augmentation du taux d’accès de 43% à 67%

Actuellement, le taux d’accès à l’eau potable est de 43%. L’objectif est fixé par le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène en partenariat avec ses partenaires afin d’augmenter ce taux à 67% d’ici à 2019. L’eau potable est encore un luxe pour la majorité de la population malgache. La potabilité de l’eau n’est pas assurée. Les habitants utilisent surtout des eaux puisées aux bornes-fontaines et auprès de divers points d’eau existants comme les sources et les cours d’eau …Dans le cadre d’offrir à la population le moyen de traiter l’eau avant de l’utiliser, PSI Madagascar a produit Sur’Eau. Ce traitement de l’eau a vu le jour suite à l’épidémie de Choléra en 2000. Actuellement, ce produit existe en format comprimé dénommée « Sur’eauPilina » et son lancement officiel s’est tenu hier dans la commune rurale de Behenjy, région Vakinankaratra. L’utilisation de solution de traitement de l’eau est l’une des meilleures préventions contre la diarrhée. Cela contribue aussi à la réduction des fréquences de maladies diarrhéiques, surtout chez les enfants de moins de cinq ans. « L’objectif est de faire connaître le produit à toute la population, plus particulièrement aux mères de famille, aux écoles et aux gargotiers afin que le traitement de l’eau devienne un geste naturel et automatique », selon le représentant de PSI Madagascar.

5 régions. Après le succès de « Sur’EauPilina » dans la région Atsinanana, PSI Madagascar lance ce produit dans cinq autres régions dont Analamanga, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Atsimo Andrefana et Vakinankaratra bien évidemment. Cette nouvelle gamme est créée pour faciliter la vie des usagers. Elle est plus facile à transporter et à conserver. Le Sur’Eau comprimé est également abordable car 20 pilules coûtent 200 Ariary. Une pilule purifie 20 litres d’eau. 31 communes de ces cinq régions seront parcourues pour cette première édition. « Grâce à l’utilisation du Sur’Eau, plus d’un million de personnes supplémentaire ont pu boire de l’eau potable », selon Rasoanandrasana Joséphine, secrétaire générale du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène.

Nirina Rasoanaivo

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