Mortalité maternelle et néonatale : Un problème de santé publique à Madagascar

La conférence nationale sur la planification familiale réunit près de 350 participants
La conférence nationale sur la planification familiale réunit près de 350 participants

L’utilisation des méthodes contraceptives prévient un décès maternel sur trois et une mortalité infantile sur dix.

Ces dernières années, des efforts ont été entrepris par Madagascar en matière de planification familiale (PF). Toutefois, le taux de prévalence contraceptive reste relativement faible à 33%. L’amélioration de l’accès des jeunes et adolescents au service de la PF reste un grand défi du ministère de la Santé publique et de ses partenaires techniques et financiers. La réduction de la mortalité maternelle de 478 à 300 pour 100 000 naissances vivantes et la mortalité néonatale de 26 à 17 pour 1,000 naissances vivantes  jusqu’en 2019 sont les priorités du ministère. « Une bonne éducation en matière de santé est nécessaire afin de prévenir les grossesses précoces et non désirées surtout chez les jeunes », souligne le DG de l’USAID. La Grande Ile s’est également engagée à l’augmentation du taux de couverture de PF à 50% en 2020, stipulée par la FP 2020, d’où l’organisation de la conférence nationale sur la planification familiale au Carlton Anosy. Elle se tiendra jusqu’au vendredi sous le thème « unissons nos efforts pour un accès de tous à la PF ». Plusieurs thématiques seront abordées durant cette conférence dont l’objectif  est de converger vers une vision commune des parties prenantes pour garantir l’harmonisation, la complémentarité pour une  synergie d’actions. La conférence vise en particulier les jeunes. Deux séances plénières seront organisées dans ce sens dont la première aura lieu cet après-midi sous le thème « jeunes et adolescents ». L’accès universel des jeunes aux informations et/ou aux services PF, les innovations et modèles de services pour les jeunes et le développement de jeunes leaders seront ainsi discutés. Et la deuxième séance aura lieu demain après-midi sous le thème « efficacité des programmes de planification familiale »

Insuffisance des agents. La mortalité maternelle et infantile demeure un problème de santé publique. « Le manque d’agents communautaires reste encore un grand obstacle à la vulgarisation de la PF », souligne le ministre de la Santé publique. Pour atteindre les objectifs fixés dans la FP 2020, il  faut aller jusqu’à la base,  donc dans les communes. Le renforcement du système de santé fait partie de la stratégie du ministère. Actuellement, l’USAID emploie près de 7 000 agents communautaires et travaille en partenariat avec près de 400 cliniques privées dont le but est d’améliorer l’accès de la population à une meilleure offre en matière de PF.

Nirina Rasoanaivo

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