Morondava : Grèves multiples contre la Commune

Un mur sépare le wc public et le bureau de l’Office Régionale du Tourisme.
Un mur sépare le wc public et le bureau de l’Office Régionale du Tourisme.

La population de Morondava s’est manifestée, vendredi dernier,  sur la plage de Nosy Kely pour dénoncer ce qu’elle qualifie de dictature. La Commune Urbaine de Morondava prévoit de construire un wc public sur cette plage.

L’association des cyclo-pousses de Morondava, les marchands du Bazar Be et du Bazar de Namahora, la Croix Rouge Malagasy, l’association des consommateurs, l’Office Régionale du Tourisme de Menabe, les artistes et sportives de la région ainsi que quelques employés de la commune urbaine de Morondava ont rejoint la manifestation organisée par l’association des Jeunes Dynamiques de Menabe, vendredi dernier. Une rencontre avec les responsables auprès de la Commune a été organisée par le commissaire divisionnaire de Morondava ainsi que le Préfet de Police. Il a été convenu que cette infrastructure d’hygiène et d’assainissement sera construite ailleurs. « Nous ne sommes pas contre la construction de cette infrastructure mais nous ne voulons pas que la commune la construise sur cette plage, l’une des plages les plus prisées des touristes et visiteurs de Morondava », annonce Rakotomalala Jean Anjarasoa alias « Raoul Jy », président de l’association des jeunes dynamiques de Menabe.

Dictature. Cette construction n’est qu’une partie des revendications de la population de Morondava. En effet, les conducteurs de cyclo-pousses se plaignent de l’abus fait par certains responsables au sein de la commune urbaine de cette ville. Ils ont suivi une formation sur le code de la route pour avoir un badge. 5 mois après ladite formation, aucun badge n’a été délivré par la commune. A 18h, les pousse-pousses doivent allumer leurs feux et le non-respect du code conduit à la mise en fourrière du véhicule. « Nous devons payer 30 000 ariary pour récupérer notre pousse-pousse alors que notre versement journalier est de 5.000ariary », selon un conducteur rejoint par téléphone. Outre cela, les marchands se plaignent également des impôts que la commune leur soutire. « Si auparavant, nous payions 600 ariary à la commune, actuellement, le taxe s’élève à 1 000ariary alors qu’au marché, il n’y a ni électricité, ni propreté », selon les témoignages des vendeurs. Dans la commune de Morondava, l’insécurité règne, les attaques à main armées se multiplient, les poteaux de la Jirama ne marchent plus depuis des lustres. Selon le président des Jeunes Dynamiques de Menabe « nous sommes là pour amener le changement. Il y a des gens qui sont en train de piller la population, alors qu’ils sont employés pour travailler pour nous. La manifestation sera un peu plus violente si la Commune refuse de nous écouter ».

Nirina Rasoanaivo

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