Promotion des droits des personnes handicapées : Le Projet Lamina à pied d’œuvre !

509 agents de police ont été sensibilisés sur les droits des PSH en matière de transports urbains.
509 agents de police ont été sensibilisés sur les droits des PSH en matière de transports urbains.

Outre les efforts déjà effectués par le Projet Lamina, d’autres initiatives sont au programme jusqu’en 2018.

Aider les personnes en situation de handicap (PSH) à mieux se déplacer à Tana. C’est la raison d’être du Projet Lamina (Lalanjotra Miaty ny Namana) rattaché à l’Ong Lalana, cofinancé par l’Union Européenne. Le Projet mène une lutte acharnée pour la promotion des droits des PSH et des PMR (personnes à mobilité réduite: femmes enceintes, personnes âgées, etc.), en matière de transport et de mobilité urbaine inclusive. Les actions de plaidoyer menées par ce Projet sont axées sur la sensibilisation des acteurs et des décideurs du monde de transport. Ce sont les PSH elles-mêmes qui participent et animent ces actions, avec l’appui des autres membres du Projet. Lamina vise ainsi à améliorer l’utilisation des transports publics pour les PSH et les PMR dans la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA). Pas plus tard que le mois dernier, plus de 500 agents de police en stage pratique viennent de bénéficier d’une sensibilisation sur les droits des PSH et PMR. Une grande première pour la police nationale qui n’a pas manqué de faire part de sa volonté à contribuer à l’atteinte des objectifs fixés par le Projet. En outre, des badges d’identification des PSH sont en cours de création, une initiative mobilisant également les agents de la circulation. Et suite à une rencontre avec les présidents des coopératives, la réinstauration des places réservées dans les taxis-be est également au programme. Sans parler de la diffusion d’émissions audio dans différentes stations radios, toujours pour promouvoir les droits des PSH.

A qui la faute? Le témoignage de David, un handicapé physique peut aider à comprendre l’existence du Projet Lamina. Tous les jours, il effectue une lutte acharnée pour figurer au même rang que les gens normaux dans l’utilisation des transports en commun, notamment les taxis-be. En effet lui aussi, il doit faire des déplacements. Il sort de chez lui à Ambanidia pour travailler et doit rentrer tous les soirs. Malgré son handicap, il ne bénéficie d’aucune assistance ni d’aucune faveur particulière. «Je sors du travail à 17h et je n’arrive chez moi que vers 20h. Vu que je ne peux pas me bousculer comme tout le monde, je dois attendre les bus qui ne transportent pas beaucoup de voyageurs, mais qui n’arrivent que tardivement», se désole David. Ce calvaire, David le vit tous les jours. Et ce n’est pas un cas isolé. C’est la situation dans laquelle vit la plupart des personnes en situation de handicap (PSH) à Tana, voire dans tous le pays. Faut-il rappeler que les PSH ainsi que les PMR vivent constamment la stigmatisation et la discrimination? La souffrance se constate surtout au moment de leurs déplacements. Malgré la ratification par Madagascar de la Convention internationale sur la promotion des droits des personnes handicapées, ainsi que l’existence d’une loi qui devrait assurer la promotion de ces droits, les PSH ne sont toujours pas placées sur un pied d’égalité que les personnes normales. A qui la faute?

Arnaud R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. A qui la faute dites-vous? c’est à l’Etat et les communes autorités responsables de ces taxi be. L’ONG lalana n’y pourra rien avec tous les projets financés depuis toujours par l’Union européenne, c’est de l’argent gaspillé pour rien. Il faut changer d’abord ce système d’exploitation du transport public chez nous. Arrêtons ce système individuel car c’est trop individuel l’exploitation du transport, il faut une gestion vraiment de coopérative ou de société et non plus ce chacun pour soi. La recette journalière doit être collective et divisée de part égale à tous les membres. Il faut que le Président ou le Gérant gère vigoureusement les cadences et les heures de travail mais pas selon le bon vouloir des propriétaires etc…Il faut d’abord arrêter tout cela sinon les handicapés et autres n’auront jamais leurs places.

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