Centre d’accueil des sans-abri : Hausse des pensionnaires ces trois derniers jours !

Jacaranda
Le centre Seba d’Isotry, l’un des lieux de rendez-vous des sans-abri en cette période des pluies.

Outre la montée des eaux, les éboulements ou encore l’apparition des nids de poule sur les chaussées de la capitale, la hausse de bon nombre de personnes intégrant les deux centres d’accueil des sans-abri d’Antananarivo (SEBA à Isotry et Ex-MADCAP à Ambalavao Isotry) font également partie des conséquences des premières pluies de ces trois derniers jours. « Nous avons enregistré 151 personnes dans la nuit du dimanche dernier. Un nombre qui a pu atteindre 194 le lundi pour enfin arriver à 251 le lundi » a annoncé Landry Solofonirina, Directeur de la Réinsertion Professionnelle auprès du Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme. Une situation qui est prévisible étant donné le niveau de vie de ces victimes, et qui est accentuée par le commencement de la saison des pluies. Interrogé sur les provenances des pensionnaires, Landry Solofonirina d’affirmer « qu’elles proviennent essentiellement du Tunnel Ambohidahy, du Tunnel Ambanidia, des Arcades Analakely, de Petite Vitesse, d’Ambalavao Isotry, d’Anosy Voninkazo et d’une partie des 67Ha ».  

Rotation. Les pensionnaires desdits centres effectueraient des rotations quant à leur passage. « Il arrive que des personnes d’Isotry y viennent pour une ou deux nuits pour ensuite repartir » a lancé Landry Solofonirina. L’une des causes serait les mesures de resocialisation mises en place par le Ministère de la Population. Lesdites mesures amplifiées par les efforts menés par les organisations de la société civile.

521. Tous les pensionnaires enregistrés auprès du centre pour sans-abri SEBA situé à Isotry seraient au nombre de 521 depuis son ouverture le 14 novembre 2016 dernier. Un nombre qui démontre d’un côté l’importance de la mise en place de tels endroits. En effet, leur existence permettrait « d’assurer un certain niveau de vie minima à ces personnes défavorisées ». De l’autre côté, ce nombre permet de se rappeler l’ampleur de la pauvreté dans la capitale en particulier et à Madagascar en général. Sachant que ces centres existent actuellement pour la capitale, l’on se pose la question sur l’extension de telles initiatives dans les autres régions de l’île.

José Belalahy

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