Projet SWIOFish 2 : Vers l’effectivité de la gestion communautaire

La pêche participant de façon active dans le développement humain et économique de nombreux Malgaches.

Élaboré à partir des besoins des communautés locales, à réaliser en fonction des organisations qu’elles ont elles-mêmes établies, le projet SWIOFish 2 s’affiche comme un modèle réussi de décentralisation partant de la base.

Base de la vie de nombreuses populations malgaches, que ce soit celles des zones côtières ou celles exerçant dans l’aquaculture ou la pisciculture, la pêche est un secteur clé du développement tant humain qu’économique d’un pays comme Madagascar. Étant donné la diminution apparente des ressources, une prise de conscience et de responsabilité tendant à un meilleur exercice dudit secteur serait plus que nécessaire. Le lancement officiel du projet SWIOFish (Second South West Indian Ocean Fisheries 2) tombe dans ce cas à point nommé. Financé à hauteur de 74 millions de dollars pour une durée de six ans (avec possibilité de rallonge jusqu’à six ans), il consisterait à un aménagement du secteur afin d’impliquer les populations locales dans tous les maillons de l’exploitation. Prévu mis en œuvre vers le mois de juillet prochain, il viserait également une meilleure protection des ressources via une sensibilisation massive desdites populations à la sauvegarde de l’environnement. Ce qui amènerait à une responsabilisation de celle-ci dans la vie publique, à son éducation dans le respect et la protection de ses ressources ainsi qu’à une initiation à une exploitation responsable pour se défaire des mauvaises habitudes.

Défis. Le projet SWIOFish2 se révèle comme un grand défi pour le gouvernement malgache. Étant donné la méfiance des populations locales. Leur donner une place dans le processus d’exploitation des ressources halieutiques serait le moyen mis en place par le ministère afin de faire face à la situation.  Une place que certains d’entre eux auraient prise au sérieux d’après toujours le ministre. Et le cas d’Ankazomborona serait une bonne illustration selon ses dires. « Il a été difficile de convaincre les habitants de cette commune sur la nécessité de mettre en place le plan d’aménagement des pêcheries, mais une fois qu’ils ont compris la portée de l’initiative, ils ont participé activement au processus d’exploitation responsable » a affirmé Gilbert François.

Emplois. Le projet prévoit de réelles retombées auprès des populations de base. Ce qui se manifesterait par une importante vague de création d’emplois. « Nous envisageons de mettre en place environ 750 000, voire 1 000 000, emplois créés grâce au projet SWIOFish 2 » a lancé Gilbert François. Étant donné que Madagascar a cette fois-ci été éligible dans le projet, il serait mieux de voir cela comme une opportunité de faire des populations locales des acteurs de leur propre développement, mais surtout de celui du pays.

José Belalahy

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