Développement : L’énergie et la nutrition, deux grands axes d’appui de la Banque mondiale

Jacaranda
Moins de 15% des Malgaches ont accès à l’électricité.

L’amélioration des indicateurs de nutrition et l’accès à l’électricité au plus grand nombre de Malgaches. Ces deux grands axes du développement humain et l’accès à l’énergie constituent les principaux secteurs dans lesquels seront concentrés les appuis du groupe de la Banque mondiale dans le cadre de l’engagement de 1,3 milliard de dollars annoncé lors de la conférence des bailleurs à Paris en décembre 2016.

 

L’appui de la Banque mondiale dans le cadre de son engagement à Paris lors de la conférence des bailleurs et des investisseurs, permettra de soutenir le développement de Madagascar pour les trois prochaines années. Cet engagement de 1,3 milliard de dollars a été confirmé, hier, lors de la rencontre entre le président de la République de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina et le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop. Ce dernier, en visite dans la Grande île actuellement et ce, pour la seconde fois après une première visite en terre malgache en 2014, participera à la réunion des directeurs de la Banque mondiale travaillant sur la région Afrique qui se tient cette année à Madagascar.

 

Un milliard de dollars. Ainsi, le secteur de l’énergie et celui de la nutrition seront les principaux secteurs prioritaires de développement dans lesquels le financement de la Banque mondiale sera affecté. Plus précisément, ce financement est constitué, en grande partie – à hauteur de près de 1 milliard de dollars – de dons et prêts concessionnels qui seront utilisés principalement dans le secteur du développement de l’agriculture et l’amélioration de la nutrition, ainsi qu’à l’accès des enfants à l’éducation. Faut-il rappeler qu’un enfant de moins de cinq ans sur deux souffre de retard de développement du fait de la malnutrition à Madagascar. Les 300 millions de dollars restants représentent un financement provenant de l’IFC, filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé.

 

Réformes de l’énergie. Quant au secteur énergie, il s’agit, sans doute de l’un des secteurs de développement nécessitant le plus grand volume d’investissements et de profondes réformes à Madagascar. La question, abordée lors de la rencontre entre le président malgache et le vice-président de la Banque mondiale, hier, fait justement écho à l’actuel grand déficit en matière d’énergie auquel fait face la Grande île. Ce secteur, bien que facteur essentiel de croissance, est à la traîne dans la mesure où moins de 15% des Malgaches (14% selon la Banque mondiale) ont accès à l’électricité. Les zones rurales et enclavées, fortement lésées, ne sont généralement pas électrifiées, et quand elles le sont, il s’agit d’une électrification de faible envergure, ne favorisant pas les investissements permettant à ces zones de se développer.

 

Le changement, c’est maintenant. L’on s’attend ainsi à ce que le secteur énergie connaisse au moins un début de réel changement dans les années à venir, avec une augmentation significative du nombre d’usagers connectés au réseau électrique. Quant aux grands bonds attendus pour développer le secteur de manière exponentielle, il va falloir voir plus grand et avec une vision nettement plus large, avant de pouvoir peut-être envisager d’emboîter le pas à quelques voisins sur le continent africain qui, eux, ont déjà plusieurs longueurs d’avance en concrétisant de grands projets énergétiques comme c’est le cas, au Rwanda, au Burkina Faso ou encore au Maroc.

Hanitra R.

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