Océan indien occidental : Plus de la moitié des ressources marines surexploitées

Outil d’aide à la décision, le rapport sur les valeurs économiques de l’Océan Indien Occidental devrait faciliter la mise en place de la politique nationale de la mer.

Les effets des changements climatiques ne sont plus à démontrer dans la grande-île. Lesdits changements se manifestant aussi bien à l’intérieur des terres que dans les fonds marins.

« La dégradation des fonds marins est plus que palpable à Madagascar. Une dégradation qui se présente par l’érosion marine dans différentes zones côtières telles que Morondava, Toamasina ou encore Fort-Dauphin ». Ce sont là les propos de la Secrétaire d’Etat chargée de la Mer, Ylénia Randrianarisoa pour faire état de la situation actuelle de la Grande-île en matière de détérioration des écosystèmes marins. Une situation qui touche également  une grande partie de la zone « Océan Indien Occidental » qui couvre « environ 15 000 km de côte et où vie l’une des populations les plus pauvres du monde ».  Mais où « 71% des récifs coralliens présentent des risques de disparition et 35% des poissons sont surexploités ». Et où plus de la moitié des ressources marines sont surexploitées d’après le directeur pays de WWF, Nanie Ratsifandriamanana.  Ces informations ont été obtenues lors du lancement officiel du rapport sur les valeurs économiques de l’Océan Indien Occidental dans la journée d’hier à l’hôtel Ibis Ankorondrano. Un document qui met en exergue l’importance des ressources marines dans le développement aussi bien économique qu’humain des populations mondiales. Et qui est la suite logique des résolutions du rapport mondial « relancer l’économie des océans », publié en 2015.

Intérêt. Elaboré à l’échelle régionale, le rapport fraichement publié démontre que les richesses marines, en plus de « permettre de produire dans certains secteurs comme la pêche », offre également « des services  écosystémiques et écologiques ». Ces derniers se manifestant par l’absorption des gaz à effet de serre (séquestration de carbone) ou  encore la protection des côtes en cas de phénomène naturel comme les cyclones. Ainsi, ledit rapport serait pour les acteurs (gouvernementaux ou non) « un outil d’aide à la décision » devant permettre la mise en place de la « politique nationale de la mer » d’après les dires de la Secrétaire d’Etat Chargé de la Mer. Dans ce cadre, le document propose 7 axes prioritaires à entreprendre. Le but étant de mettre en place un développement économique et humain entrant dans le cadre des objectifs du développement durable (ODD).

 Actions. Parmi les propositions avancées figure la prise de responsabilité des différents acteurs. « Une prise de responsabilité qui se devrait se manifester par des actions concrètes adaptées au pays concerné » d’après l’auteur du rapport, David Obura. Lesdites actions « devant prendre en compte tous les paramètres » et qui « devraient être des initiatives d’urgence qui tendraient à limiter la surexploitation des ressources ». Et ce, dans le cadre de la mise en place de la politique bleue initiée par l’ODD. Lesdites initiatives ne peuvent toutefois pas se réaliser sans une bonne gouvernance des richesses marines. Ce que le gouvernement Malgache compterait faire par l’intermédiaire de la « revendication de la souveraineté marine » de Madagascar d’après Ylénia Randrianrisoa. Ce qui se ferait par « la délimitation des zones d’exploitation marine » d’après toujours cette responsable.  

José Belalahy

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