Insalubrité de l’eau : Cause de 35% des diarrhées chez les enfants en bas âge


Jacaranda

Des efforts, « actions » doivent être entrepris pour faire bénéficier tous les malagasy de l’eau potable.

A l’ère du troisième millénaire, l’accès à l’eau potable reste encore difficile pour les Malagasy, surtout pour ceux habitant les zones enclavées.

35%. C’est le taux national d’accès à l’eau potable enregistré dans la Grande Ile actuellement. Un taux tristement faible lorsque l’on sait que les ressources en eau du pays sont encore inépuisées et permettent d’assurer les besoins de la population. En effet, d’une région à l’autre du pays, le manque d’eau figure toujours parmi les problèmes récurrents enregistrés. Une situation qui se manifeste également par l’insuffisance des infrastructures relatives à l’adduction d’eau potable. Les nombreux cas du Sud (Est et Ouest) en sont de bonnes illustrations. Notamment dans les régions Melaky et Atsimo-Atsinanana où le taux d’accès à l’eau potable reste le plus bas enregistré actuellement. Une situation handicapante malgré les efforts menés par les différents acteurs (gouvernement, organisations de la société civile, simples citoyens) pour faire bénéficier les populations malagasy de l’eau dite potable. Car 35% des diarrhées enregistrées chez les enfants en bas âge sont dues à la mauvaise qualité de l’eau. Ce sont là les propos du ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène Rolland Ravatomanga hier lors de l’atelier de validation des résultats de l’Etude GLASS ou Analyse et Evaluation de l’Eau Potable, de l’Assainissement et de l’hygiène à l’hôtel Colbert Antaninarenina. « Mise en œuvre par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, ladite étude vise à faire le suivi des ressources humaines et de financement ainsi qu’à déterminer l’environnement favorable requis pour appuyer les systèmes et les services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) ».Elle voudrait également « mettre lesdites ressources à la disposition de tous, et en particulier des catégories de personnes les plus vulnérables ».

Garantie. La place de l’eau dans la santé n’est plus à démontrer. Dans ce cadre, l’étude GLASS insiste sur la nécessité d’apporter une attention particulière sur les financements du secteur WASH, notamment dans l’augmentation desdits financements. Ce que Rolland Ravatomanga, dans son allocution, a martelé selon laquelle «  le financement est l’aspect le plus important de toute planification sectorielle mais aussi un facteur de progrès pour toutes les autres dimensions. Le GLASS opère son suivi ».Si le ministre Rolland Ravatomanga a affirmé que la situation actuelle est due au manque d’atelier et de concertation, ne serait-ce-pas plus intéressant de mettre en œuvre tous les acquis de ces réunions, ateliers et conférences déjà effectués ? L’heure n’est-il pas à l’action ?

José Belalahy


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