Agriculture et nutrition : L’efficacité de l’approche en consortium démontrée par le projet AINA

Jacaranda

« Success story » centuplée dans les 5 régions où le projet AINA (Actions Intégrées en Nutrition et Alimentation) a été mis en œuvre pendant 5 ans et arrive aujourd’hui à son terme.

D’Amoron’i Mania au Vatovavy Fitovinany en passant par l’Androy, l’Anosy et l’Atsimo-Atsinanana, le projet AINA mis en œuvre suivant une approche intégrée et juge innovante, a permis à des centaines de ménages bénéficiaires de diversifier et d’augmenter la production vivrière, de sécuriser la disponibilité et l’accessibilité alimentaires, et d’améliorer les pratiques nutritionnelles.

Les régions d’intervention de ce projet sont classées parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du pays dans la mesure où plus de 80%, voire près de 95% de la population vivent dans la pauvreté. Il s’agit également de régions qui subissent de manière chronique des changements climatiques tels les cyclones, les inondations et la sécheresse, menaçant les moyens d’existence. Vivant principalement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dont les rendements et les productions ne leur permettent pourtant pas de vivre décemment, ces populations font face à de graves problèmes d’insécurité alimentaire et de malnutrition.

Résultats. Les appuis apportés par le projet AINA ont permis à 120 000 ménages de ces localités dont 13.000 ménages dirigés par des femmes seules, de diversifier leur production à travers des soutiens en termes de production et de diffusion de semences améliorées et adaptées aux conditions agro-écologiques. Pour près de 48 000 ménages, l’accessibilité et la disponibilité de la nourriture ont pu être sécurisées, si bien que les foyers mangent à leur faim et diversifient leur alimentation. Ce, grâce, d’une part, à la mise à disposition d’unités de stockage comme les silos de taille familiale et les greniers communautaires villageois et d’autre part, aux formations en matière de transformation, conservation et commercialisation des produits agricoles. Par ailleurs, près de 125 000 femmes ont amélioré leurs pratiques nutritionnelles et d’hygiène dont les retombées bénéficient également à 145 000 enfants de moins de 5 ans dont elles ont la charge. 

Bref, ce projet mis en place dans le cadre de la crise sociopolitique de 2009 et mis en œuvre à travers un consortium composé d’agences du Système des Nations Unies et d’ONG, a pu améliorer les conditions de vie de centaines de ménages dans les 16 districts des 5 régions d’intervention. L’approche innovante gagnerait certainement à être mise à l’échelle. Le projet AINA, mis en œuvre de 2013 à 2017, a été financé par l’Union Européenne à hauteur de 35,8 milliards d’ariary, soit 12,5 millions d’euros.

Hanitra R.

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