Insécurité alimentaire : Le Grand Sud pas encore sorti de l’auberge


Le dernier rapport de l’UNICEF Madagascar sur la situation dans le sud de la Grande Ile laisse entrevoir un épisode de sursis en mars et avril 2017 pour les populations des districts les plus touchés par l’insécurité alimentaire dans cette partie du pays. Ce, après une saison pluvieuse ayant provoqué une hausse de la pluviométrie durant ces mois de mars et avril, et permis une amélioration au niveau des récoltes. Il ne s’agit, cependant, que d’une amélioration temporaire dans une situation de crise nutritionnelle complexe dans le Sud. Il apparaît alors que la tendance au recul définitif de ces fléaux récurrents qui affectent le grand Sud ne s’est pas encore amorcée de manière soutenue.

Les résultats préliminaires d’une enquête menée sur place montrent un taux global de la malnutrition aiguë situé entre 10% et 15% dans les districts de Beloha et Amboasary tandis que les taux de malnutrition aiguë sévère sont respectivement de 2,7% à Beloha et 1,4% à Amboasary (1,7% à Tsihombe). De même, les données recueillies montrent des taux élevés de malnutrition chronique : 31% à Beloha et 47% à Amboasary. Il ressort, par ailleurs, de ce rapport de l’UNICEF, qu’au 30 avril 2017, 391 000 enfants dans le Sud ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence et 35 000 enfants âgés de six mois à cinq ans en situation de malnutrition aiguë sévère, ont besoin d’être pris en charge. 

En activité sur le terrain pour appuyer les populations les plus vulnérables face à la crise nutritionnelle dans le Sud, l’UNICEF se trouve pourtant face à un manque de ressources financières et ses activités pour répondre aux besoins des 391 000 enfants ayant besoin d’aide humanitaire, sont actuellement sous-financées.

Recueillies par Hanitra R.

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