Période pesteuse 2016 : Un bilan positif pour Madagascar

Jacaranda
La peste constitue encore l’un des fléaux qui rongent le pays actuellement.

La période pesteuse 2016 affiche 326 cas de suspicions de peste. Ce qui constitue une grande avancée dans le cadre de la lutte contre ce fléau, malgré le taux de mortalité de 25%.

Si Madagascar a été (est  connu comme étant le pays qui a enregistré le plus de cas dans le monde, il se définit également comme celui qui a développé des tests de diagnostics rapides. Ces derniers sont actuellement utilisés dans tous les pays endémiques et permettent de mener à bien la lutte contre la peste. Et qui a permis à la Grande Ile d’afficher un bilan positif de la période pesteuse de 2016. En effet, Madagascar affiche une certaine avancée dans la lutte pour l’éradication de la maladie. Ladite avancée se manifestant par la diminution du nombre de cas sur le plan national mais aussi la diminution des zones d’apparition et dites de réservoir  de la maladie. Les seuls districts où l’on trouve encore la peste à un taux supérieur à 10% sont : Manandriana, Tsiroanomandidy et Ankazobe. La situation n’est toutefois pas aussi rose. Il convient de rappeler que l’année 2016 a été marquée par l’apparition de cas de peste dans les régions d’Atsimo-Atsinanana, Befotaka, Iakora et Midongy. Des apparitions qui ont terni l’image des efforts déjà entrepris dans le cadre de la lutte. Cette dernière étant encore dans le stade de « diminution des cas et des mortalités causées par la maladie » pour Madagascar.  C’est dans ce cadre que la réunion d’information et de plaidoyer sur la situation de la peste à Madagascar a été organisée.

Surveillances. Organisé par le ministère de la Santé publique avec le partenariat de l’OMS Madagascar, l’évènement était une occasion pour les différents acteurs œuvrant dans la lutte de se partager les informations relatives à la situation réelle concernant la peste dans les régions de l’île. Car comme l’a indiqué Maherison Ratsitorahana, directeur de veille sanitaire et surveillance épidémiologique auprès du ministère de la Santé publique : « Le manque d’information constitue un des premiers obstacles qui empêchent la continuité de la lutte ». Et la dernière apparition de peste dans la région d’Atsimo-Atsinanana constitue une parfaite illustration de ce problème lié au manque d’informations. Outre l’enclavement de la zone d’apparition, le retard dans l’appropriation des informations sur la situation qui prévalait dans ladite région constituait un réel problème dans la gestion de la situation.  

José Belalahy

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