Une première à Madagascar : Le vétiver comme solution environnementale


Jacaranda

Ecologique à souhait, le vétiver apporte mille et une solutions environnementales !

L’érosion et la dégradation des sols constituent des problèmes environnementaux majeurs à Madagascar. Le pays est en effet le plus érodé au monde. 400 tonnes par hectare, c’est la quantité de terre perdue par an ! Face au peu d’intérêt suscité par ces problèmes environnementaux au niveau national, la Plantation de Bemasoandro (LPB), pionnier du vétiver à Madagascar, en a fait le fer de lance de ses activités. Le vétiver permet effectivement de lutter contre l’érosion et de stabiliser les talus grâce à ses racines, denses, longues et résistantes.

Agriculture durable. En plus de lutter efficacement contre l’érosion, le vétiver permet également de restaurer le cycle de l’eau, notamment par le contrôle du ruissellement des eaux dans les zones sujettes à fortes précipitations, ce qui contribue à l’assainissement et à la fertilisation du sol. A part cela, il induit de nombreux produits dérivés à forte valeur ajoutée pour l’agriculture. Les racines produisent une huile essentielle, en plus d’être recyclables dans l’artisanat. Les feuilles constituent aussi une matière première pour l’artisanat, tout en étant une composante de choix dans l’agriculture durable. Pour le cas de la LPB notamment, le vétiver est un élément essentiel dans le cercle vertueux de l’autonomie : l’alimentation des zébus avec les feuilles de vétiver permet la production de biogaz et d’un fumier biologique et très fertilisant. Mieux conservé, le sol est plus productif.

LPB. PME pionnière dans la filière vétiver à Madagascar, LPB a intégré le réseau international « The Vetiver Network » en 2009, le directeur Yoann Coppin en est le conseiller technique. LPB a notamment reçu les félicitations du roi de la Thaïlande (pionnier mondial du vétiver) du temps de son vivant. Si reconnaissance et aide internationales affluent, il n’en n’est pas de même à Madagascar. Yoann Coppin de rappeler : « Nous qui apportons des solutions écologiques et innovantes aux problèmes environnementaux majeurs de Madagascar tout en créant des valeurs sociales, déplorons le manque d’appui et d’intérêt de l’Etat pour nos activités.Mais cela nous motive à en faire davantage  »… La LPB compte bien étendre et renforcer ses activités. Partenaire officiel de la FIM depuis 2012 et jusqu’à maintenant, elle y lance actuellement son projet de «  charbon vétiver » et d’agro-tourisme.

Luz R.R

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